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17 décembre 2011

Commentaires


J'ai, grâce à vos deux liens (cipM et FC) pu entendre Henri Deluy. Belle langue charnue, posée, sereine, lente, avec ce bel accent marseillais qu'il revendique comme faisant partie de ce qu'il est. J'ai aimé qu'il évoque son enfance modeste, ses démêlées avec l'écriture qui n'est pas le langage pour arriver à ce que la langue "submerge le livre".
"La mer s'occupait du paysage... Le soleil se posait sur la table"... ça c'est dans Les Goudes (cipM), large paysage ouvert sur la mer, partagé avec un être aimé. Antoine Perraud (sur FC, dans son émission Tire ta langue) lui pose des questions très importantes. Il répond de sa poésie comme du chemin de l'esturgeon qui, issu de la mer, remonte fleuves et rivières parce qu'il le doit. Il dit qu'à son image "le poème navigue entre deux eaux, qu'il remonte la prose pour y chercher quelque chose qu'il va transformer grâce à la forme, au rythme, au travail". C'est très beau et ça rejoint la nécessité de nous présenter tous ces poètes, toutes ces écritures, Angèle, "pour ne pas laisser l'écriture s'isoler dans la solitude."


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