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13 juin 2011

Commentaires

J'aime bien ces haïku d'oiseaux

Dans les cardinaux de Dominique Sorrente, chacun de nous peut reparcourir ses propres mythes. Je veux dire, on grandit tous avec des préjugés géographiques, des amours inexpliqués. Moi par exemple, l'Europe centrale m'a toujours fascinée. Je veux encore aujourd'hui descendre le Danube, à pied, à cheval, en bateau, en auto stop, en charrette, de la source à la fin (je ne l'ai jamais fait, mais je le ferai, aussi sur que le nord est au nord): j'ai vécu à Vienne plus de trois ans, mais ce parcours, que je me promets être un moment qui ne serait que pour moi avec le monde, sera une marche en arrière, une révélation.

Les hasards et les rencontres m'ont menée en Amérique du Sud, ou en Afrique du Nord. Mais rien n'y fait: c'est le Danube!

Etrangement, c'est ce que je lis dans Sorrente : une carte de sa vie, ses cardinaux. L'ouest, son miroir, le nord obscur qu'il ignore et qu'il craint, l'est, cet autre qu'il croise, le sud, ce jeune recueillement, et lui-même, cette vieille Europe qui se consume comme une bougie, cet Illuminismo qui se croit seule lumière!

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