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03 mai 2011

Commentaires


Ton texte donne envie d'aller à la rencontre de l'écriture de Fabienne Raphoz.

La vie des oiseaux nous attire et nous fait peur. La capacité de fuite, le côté grégaire et la vulnérabilité des nids nous les rendent familiers. Persécuteurs aussi, à cause du bec et de la propagation des maladies. Mais la proximité des oiseaux nous indique celle des arbres et des cachettes. L'oiseau dans le poème est notre double agile et serviable, son regard soupèse l'environnement et son envol suggère la solution radicale. Rien de plus pathétique qu'un oiseau contre une vitre ou dans une cage, même dorée. Connais-tu le roman de Régine DETAMBEL SUR L’AILE ? Il raconte que : « Le jour où Raphaël découvre sous le toit de sa maison les nids de centaines de pigeons aux ailes argentées, sa vie bascule. Veuf et inconsolable, il projetait de se suicider depuis des années : les pigeons vont le sauver. La douceur du duvet, la palpitation vitale des petits corps fragiles opèrent sur lui une fascination magique. Lorsque Lila, sa fille, décide de renouer avec lui, elle trouve un ermite qui vit dans un colombier et dont la maison est une ruine… Elle ira de surprise en surprise. Avec un style inimitable, où le réalisme et l’onirisme se mêlent étrangement, Régine Detambel tisse une histoire singulière et campe des personnages atypiques et très attachants. -présentation de l'éditeur ».


Non, Mth, je ne connais pas ce livre de Régine Detambel. D'après ce que tu me dit de ce roman, je pense que le propos de la romancière et celui de la poète sont assez éloignés. Peut-être se recoupent-ils de manière imprévue, qui sait, dans le secret de quelque page.
Je suis souvent assez mal à l'aise avec les oiseaux, pour les raisons que tu évoques toi-même. Malaise confirmé cet après-midi encore par la proximité inattendue d'une mouette énorme qui se promenait sur le rebord de fenêtre de la chambre d'hôpital de Bastia. Instinctivement, en la voyant d'aussi près, bec recourbé, yeux fixes, encastrés dans le lisse absolu de son plumage, j'ai fermé la fenêtre ! Elle aurait pu entrer dans la chambre et l'emplir de son vol et de son cri. Elle s'est élancée dans le ciel où elle a rejoint ses compagnes. Leur ballet était très beau et très impressionnant aussi. J'ai toujours quelque part en mémoire la férocité aveugle des Oiseaux d'Hitchcock.
Fabienne Raphoz nous réconcilie avec les oiseaux ; leur univers est tout autre. Je te laisse le découvrir.


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