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13 avril 2011

Commentaires


Quel billet puissant !
J'ai retrouvé dans La Barque silencieuse de Pascal Quignard (Seuil) en pages 87 et 88, ces lignes si proches de votre méditation :
"La lumière est l'exil parce que la nuit est l'empreinte. La lumière a mis neuf mois à venir vers celui qui l'ignorait.
Est-il possible que le corps vivipare, dans l'eau obscure, l'attende ? (...)
Nous cherchons un ici dans l'ici. Une femme nous a abandonnés dans le temps. Elle nous a abandonnés dans un corps séparé. Elle nous a abandonnés à un sexe différent du sien, à l'amont duquel nous étions dans l'eau tiède de la nuit, où nous ne serons plus jamais. Nous avons ouvert les yeux en criant, nous les avons écarquillés, dans la lumière nous nous sommes égarés..."


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