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30 avril 2011

Commentaires


Ce qui s'écrit dans l’antichambre du disparaître a un goût de remue-méninges et peut-être de bousculade chronologique entre plusieurs destins générationnels contigus. Seul le poème peut témoigner et embrayer sur un présent supportable et dicible. Dans l’avancée des âges, la ligne de partage entre les eaux parentales et filiales est de plus en plus superposable, quoique translucidement défendue...


Très beau et si juste...

... yeux clos sur son avant mort...

En ce temps vivant de mon parcours hodgkinien, votre "travail" fait écho... Merci...
Marie-Christine


Le bras qui se tend vers où? Vers qui? La voix, les regards vers d'autres rives. Ce texte est très beau, l'émotion à claire-voie.

Nous sommes dimanche, alors je me promène... notamment sur TdF où je rencontre un autre texte, en écho: "La vie la mort qu’en dire de plus
oh cette minuscule dentelle rouge racine de corail qui tisse sa toile dans la mousse dimanche assoupi sous la cendre"

Le dimanche semble se réveiller, je ne doute pas que Golpani fleurit, et les Terres de Femmes aussi, auxquelles j'envoie un brin de muguet.
Bonjour à Y. et A.,
Amicizia
B. Damir de Bala


" (T)ête menue d’oiseau abandonnée /au linceul du lit /(…) douloureuse sans forme ni éclat /muscles tendus de l’avant-mort/visage éteint /ouvert sur un temps autre sans frontière … " oui, je l’étais aussi de mon vivant, pas plus loin qu’hier, bloquée dans un Avril qui, contrairement à ses habitudes, m’a ligoté la main et le lumineux de la pensée et m’a laissée pendue dans le vague d’un printemps sans rêve.
Si je me réveille aujourd’hui pour crier : VIVEMENT MAI ! c’est parce que je suis, nous sommes incontestablement faits de mort et de vie, et la force de la poésie réside sans conteste dans son pouvoir de dire la vivant et le mort dans un même mot.
Et c’est pour me prouver encore une fois la consistance de cette dualité qui nous fait être duels que j'ai eu d’abord cette envie de donner de ce poème extraordinaire l’avant-goût du temps qui tue.
Mais, l’envers, malgré que ce temps-mort déstabilise la marche, lui désarticule ses voyelles et ses consonnes, et déchiquette ce qui lui reste comme salve sous le mot- pantin, ce poème chante le temps qui reste, le temps "d’avant-mort" qui, à travers cette parenthèse du bonheur ici, ce "parfois" qui fait tendre le bras, inscrit la vie - qui fatalement s’achemine vers le "sommeil éternel" - dans l’éternel recommencement du souffle qui la ressuscite dans la poésie et lui donne l’impression du réveil éternel.
Pour mon premier (et le 1er) Mai de mon amitié avec Terres de femmes, je fais fi du temps de la parenthèse et tends joyeusement aujourd’hui le bras, j’ouvre le cœur, je souffle dans mon mot et vous offre, chère Angèle, le plus beau muguet que ma poésie puisse rêver, une grappe de mots infiniment verdoyants de blancheur pour chanter la "blancheur" toute heureuse de vos efforts, de vos élans et de votre compétence incontestée.

بكلّ مودّة
Amicizia

Mahdia



"- o cupa corona di spine ! o bianco cespuglio d'angioli !
verso il sicuro futuro frutteto d'amore;"

Patricia Cavalli, Le mie poesie non cambieranno il mondo, Editions "des femmes" | Antoinette Fouque



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