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17 avril 2011

Commentaires


Dans la langue où ils ont été écrits, un martèlement inquiétant : "no habrà... ni externo... ni secreto... no aguardes... no existe... nada esperes... ni siquiera..."
On ne retrouve pas ce rythme, ces chocs des "non" dans le poème traduit, mais cette désolation, cette perte de repères, ce château qui devient un rien, construit autour d'un rien, que nul minotaure ne vient hanter de sa présence effroyable. Poésie dure, sans concessions. Vers adamantins. Cruelle cécité d'un voyant errant dans un monde opaque, ne cherchant plus la sortie du labyrinthe ni la fin du chemin.
Qu'attend-il, ce poète, lui qui ordonne de ne rien attendre ? Sur quelle intuition de l'éternel retour inscrit-il sa parole ?
Même quête que dans ses fictions. Son écriture est labyrinthe... La vie est labyrinthe.



Le labyrinthe sans Minotaure, c'est le labyrinthe intérieur, le labyrinthe des fous.
Alors que le monstre évoquait l'altérité libératrice, l'espoir du combat, la crainte du sang, le labyrinthe vide a perdu la raison, il n'est plus de coeur à cacher, ni de centre à chercher. Il est là sans existence.


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