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14 mars 2011

Commentaires


Magnifique! Merci de me faire découvrir cette poétesse dont le langage me touche profondément. Merci aussi bien sûr pour votre travail sur ce site qui m'est précieux à vivre, pour votre talent et votre sincérité.


Laurence Acquaviva


"Et pas de fenêtre"...
???
Tandis que l'an passé je disais "pas de porte"... au seuil du lymphome hodgkinien...
???
L'espérance fleurissait en forme de "Léoncioles" sur mon blog...
Une maladie "dont tout le monde ne meurt pas" m'a heurtée afin de me faire "entendre" "puits" "voir"... qu'il y a toujours un chemin "ouvert" pour parvenir à faire évoluer... malgré tout... la racine de l'arbre...

A condition d'avoir toujours les mains ouvertes devant soi...

Marie-Christine


Je ne sais pas pourquoi je sens une fêlure au milieu de ce trajet que tissent "des kilomètres d'accessoires" ? Mais le poète le précise sans en altérer le sens - qui pourtant altère l'intention du sens - dans le mot "accessoires".
On n'a pas le droit de tout savoir sur la vie privé d'un poème, le poète lui-même se défend de s'en mêler au risque d'en fausser la vertu.
Mais là, Élisa Biagini pousse la limite et révèle la blessure.
Blessure du corps souillé légalement et blessure de l'âme diffamée illégalement, et entre légal et illégal, il y a le châtaignier dont je tairai tous les symboles que le poète lui accorde ici (et ils sont étonnants !) et je ne dirai que celui universel de : vérité, vigueur, générosité et justice.
Poème fantastique qui révèle à juste titre le rapport combien étroit entre l'art de la couture, celui de la nature et celui de la poésie, mais combien surtout la poète, celle-ci précisément, est maître d'art dans les trois ! Mais, si ces mots n'ont pas été conçus dès le départ comme métaphore, l'encre du poète aurait depuis longtemps nui au châtaignier, car quoi de plus radical, mortel pour cet arbre que la maladie de l'encre !
Une dernière impression pourtant : je ne sais pas pourquoi les bogues me rappellent tant les boules de pain sur la table en formica de Marie Étienne !


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