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09 janvier 2011

Commentaires


Ainsi
Le poète qui est sourd
Compose-t-il avec son oreille
Interne



Quel beau sens de ces mots tremblés où le mot naît dans la bouche, saute à l'oreille, s'assied dans le regard et, comme un petit prince tout neuf d'un Saint-Saint-Exupéry toujours extraordinairement moderne, tente de distraire son étoile avec des mots qui dépassent l'ambiguïté de la devinette.
Ici, il n'y a pas de communication intelligente ordinaire avec le lecteur, car celui-ci est renvoyé de la réception par cette métamorphose ébouriffante du langage poétique, mais avec un sens transmué que la fascination du lecteur par ce mot qui frappe du pied aurait/pourrait développé/er.
Baudelaire n'aurait-il pas omis de penser aux sens virtuels du corps humain qui fleurent l'odeur du mot ?!


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