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16 janvier 2011

Commentaires


Comment s'arrêter toute une journée dans un souffle sans mourir si ce souffle n'était-il pas celui de la poésie qui éparse le mot et lui crée sa mobilité et son air ?
Milo De Angelis nous fait pénétrer, par-delà l'étroitesse de la vie du poète qui n'est jamais trop habitué au bonheur éphémère, dans l'immensité de son regard qui crie pour ouvrir les portes entrevues à travers la lumière du vide.
Mais le vide qu'Angèle Paoli remplit par sa disponibilité totale pour ses lecteurs, dans cette autre voix qui ne nous parvient aussi troublante qu'à travers sa traduction, va au-delà de la lumière du poème initial car c'est la traductrice qui nous rend le souffle dans Si rimane dentro un solo respiro.
Si Ulysse, pour revenir à sa terre, a fui l'enchantement de la terre de Circé, ce sont les Pénélope du métier à tisser du mot qui aujourd'hui viennent se gaver voluptueusement de ces pauses poétiques subjuguantes sur terre d'Angèle, quand se gaver, dans cette terre noble des lettres, donne les plus belles rondeurs aux femmes d'esprit.



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