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22 janvier 2011

Commentaires


J'ai rouvert "Rêves de femmes" et me suis glissée dans cette parole audacieuse si proche de celle d'Elsa Morante :
À propos de «Navire night»
et encore le tome VIII des Œuvres complètes de Michel Butor : Matière de rêves (éd. La Différence).
" L'ivre livre ne répond plus de personne... Le rêve ouvre à l'écriture un espace sidéral où tout peut arriver. "Personne" parle. Personne ne parle car : "tout parle" (Introduction de Mireille Calle-Gruber à Matière de rêves.


Quel honneur vous me faites, chère Christiane, de mettre mes textes dans le sillage de ceux d'Elsa Morante ! Merci, en tout cas, pour ce rappel de l'œuvre de Michel Butor dans le domaine qui nous occupe. La "matière de rêves" est sans doute la plus difficile à rendre par le biais de l'écriture. Je crois même que c'est la plus ingrate et la plus résistante. L'obstacle majeur étant d'éviter au lecteur l'ennui qui guette dès que survient le récit onirique.



Les rêves silencieux parlent si juste, si précis, si loin. Personnellement, il m’arrive de faire des rêves visionnaires, non pas prémonitoires mais dont la charge en sens, condensée à l’extrême, m’indique une vision souvent exacte de la direction prise et/ou à prendre.
Ce qui fait la valeur inestimable des rêves, n’est-ce pas aussi le dégagement de tout contrôle, le lâcher-prise… écho au texte de Michaux qui suit, d’ailleurs.

Q. Legrand-CMC



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