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11 décembre 2010

Commentaires


Deux approches d'artistes faites pour se rencontrer : Guidu et Angèle. Une dominante chromatique et ses échos dans les autres couleurs. Présence féminine habitant ce poème secret comme une stratégie du désir. Approche discrète qui dévêt les choses et les corps pour libérer l'intimité des mots. Tout cela rayonne paisiblement dans le crépitement de la flamme. Nudité innocente. La référence à Matisse s'impose puis s'oublie. Courbes qu'embrase un camaïeu de rouges affirmant la liberté du poète et celle du photographe qui puisent dans le réel pour en faire une surabondance de bonheur, un éblouissement lumineux, si fluide. Les ondes colorées ruissellent et se distille une plénitude bienfaisante. J'aime.



Ce poème me touche beaucoup . Il témoigne d'une virtuosité topologique - passant du rouge de Matisse au broc à l'étole au feu du désir amoureux qui y brûle secrètement et, pour ainsi dire, avec élégance. C'est rare un vrai poème, c'est-à-dire une oeuvre dont on se sent peu à peu entouré. L'univers rougit, emprunte son rouge, et se résout en pétales rouges. Picabia aurait su faire de ce poème un livre d'artiste merveilleux. Dommage : je ne suis pas Picabia. J'ai aussi beaucoup aimé l'image de Guidu qui fait miroiter les couleurs. Denise Le Dantec



Il a été aussi question de ce beau texte, très beau texte, hier à la petite librairie des champs.
Amitiés



Il est assez rare que je sois ici complimenté par les lecteurs ! (Normal, je ne suis qu’un illustrateur). Mais je dois dire que ce poème d’Angèle, pour moi, est probablement l’un des plus beaux.
La photographie, c’est - des vases de verre soufflé de Murano - …la Lagune figurant en place privilégiée dans mon panthéon… C’est vrai pour Angèle Paoli également, me suis-je laissé dire !
http://terresdefemmes.blogs.com/mon_weblog/2005/01/premiers_pas.html

Amicizia
Guidu____



C'est vrai, Guidu, qu'on parle peu de vos créations mais ce silence n'est pas indifférence. Il est regard contre regard. Vos oeuvres, jointes aux mises en pages d'Yves, font un écrin somptueux pour les mots d'Angèle. Cette modestie de deux compagnons fidèles qui connaissent leur métier à la perfection, entraînant la beauté avec eux. Angèle, je crois, en reçoit la bonté et la force, inconsciemment, ayant choisi de poser là ses mots. Cela s'appelle une trinité (comme dans la page mystérieuse que vous mettez en lien).
Pour vous cette pensée d'Henri Cartier-Bresson :
"Le temps court et s'écoule et notre mort seule arrive à le rattraper. La photographie est un couperet qui, dans l'éternité, saisit l'instant qui l'a éblouie."



Merci chère Angèle du Rouge parfait
Votre souffle dans le mot délie ma langue suave froissée
Illumine ma main, réveille ma joie et éclaire l'aube des jours foncés
Votre Rouge, ce Rouge du mot, tant Rouge de paix devient dansé



J'ai lu, relu ce texte, le lis une fois aujourd'hui encore ... pour finir me relis.
Oserai-je cet aveu ? Nous connaissons tou(te)s quelques poèmes dont l'évidence survient au point que nous aurions voulu - que nous aurions pu, avons-nous même la faiblesse de penser - les écrire...



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