« « Je n'reconnais plus personne » | Accueil | 22 septembre 1962 | Mort de Jean-René Huguenin »

21 septembre 2010

Commentaires

"Là même où les acrobates
font le saut périlleux "


C'est très très beau cette écriture murmurante, frôlant ce poème premier qui s'est perdu dans le creux de la terre. Seuls les poètes peuvent entendre ce grondement sourd qui bouge sous l'écorce des choses et se lancer funambules incertains, dans les ombres impossibles du nom pour révéler ce qui a disparu.
Je viens d'écouter Édouard Glissant, sourcier du langage poétique. Juste ce qu'il me fallait pour "entendre" la voix de Claudine Bohi.



Reprise du Mercredi du Poète à la Brasserie Le François-Coppée à Paris.
Claudine Bohi, «Le funambule sans son fil».
Présentation par Jean-Paul Giraux. Lectures. Débat avec la salle. Signature.
Mercredi 22 septembre 2010 à 15h00
à la brasserie Le François-Coppée
1, boulevard du Montparnasse
75006 Paris
Métro Duroc



Ces références à E. Glissant et au saut périlleux des acrobates me touchent vraiment !

Vivre, parfois ressemble à un saut périlleux sans filet.
Ce risque, parce que le langage est toujours plus grand que nous-même, ce risque, les mots l'apprivoisent.
"partagée de paroles
allumant le silence
partagée sans nom..."

Claudine Bohi


L'utilisation des commentaires est désactivée pour cette note.