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29 juin 2010

Commentaires

Il me semble à vous lire , Angèle, que ce "couloir" entre les deux autres parties du roman vous a inspirée d'une façon mélancolique. On sent que votre plume déchiffre remarquablement ces moments où tout n'est pas merveilleux. Néanmoins vous gardez votre humour intact en croquant la singulière Mrs McNab, qui porte en elle une belle revanche sur sa vie besogneuse et invisible.
Je n'oublie pas que la promenade au phare aura lieu moins belle et rieuse qu'elle aurait dû l'être sauf dans cette toile où ceux que la vie a décimés seront réunis.
Il faut garder ce phare qui clignote comme une image du désir, plus fort que tous les naufrages, une lumière dans le sombre du bleu.
Et puis V. Woolf comme elle savait bien dépasser ses moments de désespoir par l'écriture, vivre sa vie à travers les prismes de l'écriture, ses plus belles pages.
Ecriture... lecture... écriture..
Vagues bleu-lumière...


Très beau commentaire qui me fait immédiatement penser au poème de Charles Juliet, remontant à ses années de confrontation à l'hyperlucidité de la fuite du temps, des êtres et des choses, avec l'aspiration fascinante vers l'abolition des images et des mots-images.

cette paroi sur laquelle
je déchiffre vos signes

mais les mots du murmure
sur quoi les graver


*

mon combat
contre le temps


mes mots friables


rêvant qu'ils s'approprient
la solidité du granit


À voix basse, P.O.L., 1997, pp. 35-36.


Je cherchais Anna de Noailles...Je vous découvre. L'album STATUAIRE est un régal. Merci
VKG

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