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21 mai 2010

Commentaires


Bon, je vais dire ici mon plaisir extrême à la lecture de cette chronique... Bravo, vraiment. Tout y est, l'historique, l'ambiance, l'enjeu...
On doit espérer maintenant une vente considérable de l'ouvrage de Dalzeto (en corse et en français) ainsi que des lectures infinies, des discussions...
J'aime beaucoup cette idée que ce roman est une porte vers la littérature corse ; on pourrait multiplier cependant des ouvrages de cette sorte : le Vir Nemoris de Nobili-Savelli ; le Lamentu di Spanettu de Santu Casanova ; la Dionomachia de Salvatore Viale ; le numéro unique de A cispra de Paoli et Versini... (et d'autres certainement, que je n'ai pas lus...)
Encore merci pour ce magnifique texte, madame Saliceti !



Voilà que ce livre qu'Angèle Paoli nous a fait découvrir il y a quelques jours a voyagé, là-bas, de l'autre côté de la Méditerranée, jusqu'à Aix-en-Provence - mais quand même dans les locaux de l'Amicale Corse ! et que Sylvie Saliceti nous en parle à son tour.
Il semble que de cette rencontre ait émergé une densité étrange de ce livre, nouvelle, liée à la tendresse, au partage : "Le drame c'est l'amour empêché"... plus fort que la mort ou la pauvreté.
Voilà que devient encore plus intense le désir d'entrer dans l'histoire de Pépé l'anguille, dans ce "bruissement de la langue corse" qui nous est offert par cette traduction inespérée de F-M. Durazzo.
Voilà que la belle écriture de Sebastianu Dalzeto voit le jour grâce à cette "transmission" et que l'île au trésor ouvre ses rivages d'encre.
Merci, Sylvie, pour ce magnifique billet, tellement émouvant.


Sylvie,
consultant votre blog je découvre que le prix Amphoux 2009 vous a été décerné pour votre roman Sumer. Vous écrivez donc, ailleurs et autrement. Le monde silencieux des écrivains grave sur le liber du monde une écriture ancienne et neuve comme une parole qui roule de l'un à l'autre, vaste et bruissante, enclose.
Je me souviens des inscriptions en lettres d'or sur les deux pavillons de tête du Palais de Chaillot, composées par Paul Valéry.
« Il dépend de celui qui passe
Que je sois tombe ou trésor
Que je parle ou me taise
Ceci ne tient qu'à toi
Ami n'entre pas sans désir »

Musée de l'Homme, musée de la Marine, TNP de Jean Vilar et la salle Gémier, la Cinémathèque (il y a peu encore)... la terrasse et ses statues en bronze doré. (C'est sur cette terrasse qu'a été déposé le corps de Paul Valéry pour la veillée funèbre en 1945). Sur cette terrasse aussi, beaucoup d'appels aux Droits de l'Homme. Le Champ-de-Mars, au loin, les jets d'eau, les jardins, les bassins, et plus bas le Palais de Tokyo et son musée d'Art Moderne, le musée Guimet, celui de la mode et du costume... les gamins en skate. Voilà cette rêverie loin de l'ancien village de Chaillot, de la maison de Catherine de Médicis, des lettres d'amour de Bassompierre, du couvent puis... rien. Napoléon rase tout pour une utopie de palais extraordinaire. Enfin le passage d'Haussmann...
Vous aussi, vous avez le bruit du passé dans votre écriture...


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