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11 mai 2010

Commentaires


Sans le numéro 37 de la revue NU(e), sans Terres de femmes et sans la page si riche d'Esprits nomades, j'aurais pu continuer mon chemin sans connaître l'écriture et l'humaine présence de Jacques Ancet.
De tous ces textes qui nous parlent de lui, je retiens, dans celui d'Yves Charnet ("Brûlure du réel perdu : l'expérience Ancet"), ces quelques lignes, p. 109 (revue NU(e)):

"De cette oeuvre je dois à la loyauté de dire que je ne sais comment en parler. Les poèmes de Jacques Ancet - certains ont le pouvoir de me bouleverser au plus profond de mon être - font partie de ceux qui me laissent muets. Qui provoquent en moi cette commotion sidérée, cette stupéfaction radieuse sans lesquelles il n'est peut-être pas d'émotion poétique authentique. Pas de ravissement véritable. Comme ceux de Pierre Reverdy et d'André du Bouchet, les poèmes de Jacques Ancet me hantent et me fuient du même mouvement. Je les relis périodiquement. De plus en plus souvent au fur et à mesure que, dans ma vie, les années passent. Comme le vent. Je les relis à voix haute. La plupart du temps en marchant [...] Je participe à cette lecture de tout mon corps. Par le plus incarné de ma pensée. Le plus charnel de ma compréhension [...] Je deviens les mots que je lis. Ils deviennent la chair de ma pensée. Le monde s'élargit. S'éclaircit..."



Pour moi également, Jacques Ancet est une découverte récente et j'apprivoise doucement : "Ces poèmes qui sont la cendre encore chaude d'une incandescence minuscule et fabuleuse. Quand dire c'est vivre" (Yves Charnet, pour Corps et pensée)
J'ai commandé ce numéro d'Autre Sud qui se glissera dans ma boite aux lettres ce midi, peut-être.


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