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15 mai 2010

Commentaires


Que de beauté relie Nicolas Pesquès et Emily Dickinson dans ces vibrations de couleurs inassouvies. Pour eux, pour les lier encore, grâce à la lecture de ce billet-Arcane de la lieuse-liseuse des mondes enfouis dans la mer "ambre", Angèle, quelques vers d'Une âme en incandescence (traduits par Claire Malroux, dans l'édition de chez Corti, chapitre 12, pp. 46/47).

"Où des Bateaux de Pourpre - se balancent -
Sur des Mers Jonquille -
De fantastiques Marins - se mêlent -
Et puis - le Quai est immobile !(265)

Voilà - la terre - que baigne le Couchant -
Voilà - les Rives de la Mer Ambre -
Où surgit-elle - où déferle-t-elle -
C'est là - le Mystère de l'Occident !

Nuit après Nuit
Son pourpre négoce
Jonche le quai de Balles Opales -
Des navires marchands - au ras des Horizons -
Plongent - et comme Loriots s'évanouissent ! (266)"


"Where Ships of Purple - gently toss -
On Seas of Daffodil -
Fantastic Sailors - mingle -
And then - the Wharf is still ! (265)

This - is the land - the Sunset washes -
These - are the Banks of the Yellow Sea -
Where it rose - or whither it rushes -
These - are the Western Mystery !

Night after Night
Her purple traffic
Strews the landing with Opal Bales -
Merchantmen - poise upon Horizons -
Dip - and vanish like Orioles ! (266)"



Merci, cher Yves, pour ce pur moment de bonheur. Cette musique est d'une rare profondeur et l'andante est mon passage préféré. Franz Schubert me touche jusqu'aux larmes et cette berceuse à la mort est d'une pureté et d'une douceur absolue. Et quel bel accompagnement du billet de votre épouse. Merci à tous deux pour tant de beauté.


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