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21 avril 2010

Commentaires


Quoi de plus généreux que le doute ? (c'est aux yeux de ma mère auquels je pensais, en écrivant cela...). Aujourd'hui..."ILS" me disent : "c'est une cataracte"... "c'est rien... ça s'opère...".

Ce poème est bouleversant. Il me bouleverse. Les mots y disent combien son auteur(e) est en empathie avec ceux qui traversent pareille souffrance et pareil abandon! Il faut vivre au jour le jour auprès des plus démunis pour com-prendre (prendre avec soi). Et MTH le fait dans sa grande générosité.
Un mot sur la forme, qui me surprend, par un classicisme auquel je ne suis plus habituée. Etrange comme nous revenons parfois à des structures anciennes, que l'on croyait oubliées.

Merci chère Angèle. Il est très difficile d'écrire de façon à la fois pudique et lucide ce qui se passe dans la rencontre avec la souffrance de l'autre. C'est la loi du silence et de l'anonymat qui prévaut au delà des murs et des situations. Le silence et l'ellipse procèdent aussi de la confidentialité due aux personnes.Seul le poème peut envelopper tout cela. Pour la forme, elle est venue toute seule.C'est un texte qui a besoin d'un rythme particulier,suffisamment familier pour faire passer l'émotion que je ne veux pas laisser déborder. Rencontrer l'autre, c'est se mettre en creux étanche et extensible pour mieux l'accueillir. Mais il y a des limites. Il faut pouvoir border et bercer. Il faut apprendre à passer à la ligne.

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