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19 février 2010

Commentaires


Je me souviens de cette musique mystérieuse qui restait dans la mémoire, une fois le livre refermé (La Maison aux orties) et de ces lignes, ultime tentation d'Orphée :
"Demain, je murerai la fenêtre qui s'ouvrait sur toi pour ne plus guetter tes apparitions, et pour que tu puisses te ramasser en toi-même, devenir un cercle de silence pareil à ces soleils qui deviennent un point avant de sombrer avec le couchant".
V. Khoury-Ghata sait conduire les mots jusqu'aux seuils interdits... et nous les entendons.


très grande force dans cette écriture aux mains âpres. Des scènes se déroulent avec la peau et l'émotion retournée et non à l'intérieur. elle peint ces souvenirs non de paysages et d'objets mais tout entièrement du film de sentiments que traversent les figures évoquées... Même la pluie ne tombe pas mais n'est qu'une messagère ou un lieu de l'écho des âmes.

Divine Vénus !

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