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24 février 2010

Commentaires


Merci chère Angèle de ce rappel !
Alexandre Dumas est toujours un grand maître.

Cette arrivée du Pharaon dans la baie de Marseille est une description hollywoodienne en Technicolor parfaitement magistrale.
J'ai maintes fois pratiqué cette navigation-là à Marseille de retour de notre île, et probablement parce que je suis un irrémédiable insulaire, j'éprouve cette exaltante fierté triste à retrouver la terre…. la terre ferme…par-delà les bastingages…
J ‘ai eu l’occasion de partager cette sombre et orgueilleuse exaltation avec des Siciliens abordant leur rivage … ils entonnaient des lamenti poignants … oui les insulaires savent ce que portent les ondes comme déchirure de l’éloignement.
La terre pour eux vaut plus que les flots.

Evidemment, Dumas était un insulaire !

Amicizia
Guidu___

Ps : Je poste cette petite confidence aussi à l’attention d'Yves, votre breton de webmestre qui trop souvent raille mon soi-disant désamour de la mer … il m’aura ainsi enfin (peut-être) compris.




Je me sens aussi proche de Guidu que possible, pourtant marseillaise, ayant peu quitté cette ville, mais aimant d'un amour sans issue la mer.
Un jour, qui sait ? viendrai-je jusqu'à vous et reviendrai-je en regardant s'approcher ma ville, entonnant en silence des lamenti...
S



Permettez que je reprenne un petit bout de partition. Il y a quelques semaines, je fus arrêtée dans ma marche par un spectacle inconnu : un Trois-mâts entrait dans le Vieux-Port de Marseille, gigantesque, scintillant, craquant de son bois vernis à tel point que le bas de la Canebière autant que la criée des pêcheurs s'immobilisèrent. Voiles rentrées, semblant occuper l'espace entier du port, le navire approchait avec lenteur, pour venir effleurer la Terre après sa traversée depuis l'Amérique du Sud. Quand s'éleva le chant espagnol de la centaine de marins impeccablement vêtus d'un costume identique, les matelots se tenaient assis côte à côte sur les bastingages du navire. Des oiseaux sur un fil. Le lamento de chacun pénétrait la profondeur du ciel.
Amicizia,
Sylvie


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