« « « Anthologie poétique Terres de femmes (34)
Ph., G.AdC ARIDITÉ Le présent rentre sans retour L’aridité faite soif Marcher pour que ça appuie Dedans Ne pas penser Au moment Où le sol deviendra vent L’étreinte libre du vent Ici même au large Myriam Eck D.R. Texte inédit Myriam Eck pour Terres de femmes |
| MYRIAM ECK Ph. D.R. Voir aussi : - (sur Terres de femmes) Myriam Eck/Cavité – Ouverte ; - (sur Mots tessons) d’autres poèmes de Myriam Eck parus dans la revue Serta, n° 9, décembre 2007. |
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(Printemps des poètes 2010 « Couleur femme »)
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Merci pour les voeux et pour Terres de femmes...
Pace è salute...
Longue vie pleine de tout ce qui est superflu mais essentiel.
Pace è salute
Basgiu è fratellanza
jpC
Rédigé par : Jean-Paul | 11 janvier 2010 à 14:35
-
Je prendrai une
pierre.
Celle qui vient. Celle
qui pèse
dans son nom de pierre.
J'effacerai tout le dehors.
Je donnerai
mon sang à cette pierre.
Pour rien. Pour
retenir son nom. Pour apprendre
jour après jour
son corps de pierre.
-
Claude Esteban, Le nom et la demeure .
Rédigé par : Alix | 10 janvier 2010 à 18:27
Chère Viviane, cher Jean-Paul, merci d'être présents sur mes terres. Vos voix me sont chères et me touchent. Je ne connaissais pas ces poèmes de Jean-Claude Izzo, très beaux et en harmonie avec le poème de Myriam.
Pace è salute pour cette année nouvelle. Qu'elle soit riche en bonheurs petits et grands et qu'elle vous apporte sérénité et amitié.
Rédigé par : Angèle | 10 janvier 2010 à 15:29
ne pas penser au moment
où le sol redeviendra vent
quelle plus magnifique manière de dire que nos pas
sont voués à s'effacer dans le sable
et nos vies et nos mots mêmes
dénoués de leurs enveloppes
retrouveront la fontaine ultime
des corbeaux de feu
Rédigé par : Viviane | 10 janvier 2010 à 09:28
Ce poème m'a fait penser à un recueil de Jean-Claude Izzo : L'Aride des jours...
Deux extraits:
J'ai érodé les pierres
pour percevoir mon nom.
On ne survit qu'à force de racines.
Naître en amont de l'eau
N'être.
2e extrait:
L'eau en crue
interroge :
Quel lieu demain mourant comme aujourd'hui?
Question
des combes sèches.
L'avenir
se joue en terme de soif.
Mais où piéger
la fonte des neiges ?
Rédigé par : Jean-Paul Ceccaldi | 09 janvier 2010 à 21:13