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09 janvier 2010

Commentaires


Ce poème m'a fait penser à un recueil de Jean-Claude Izzo : L'Aride des jours...

Deux extraits:

J'ai érodé les pierres
pour percevoir mon nom.

On ne survit qu'à force de racines.

Naître en amont de l'eau
N'être.


2e extrait:

L'eau en crue
interroge :

Quel lieu demain mourant comme aujourd'hui?

Question
des combes sèches.

L'avenir
se joue en terme de soif.

Mais où piéger
la fonte des neiges ?


ne pas penser au moment
où le sol redeviendra vent

quelle plus magnifique manière de dire que nos pas
sont voués à s'effacer dans le sable
et nos vies et nos mots mêmes
dénoués de leurs enveloppes
retrouveront la fontaine ultime
des corbeaux de feu


Chère Viviane, cher Jean-Paul, merci d'être présents sur mes terres. Vos voix me sont chères et me touchent. Je ne connaissais pas ces poèmes de Jean-Claude Izzo, très beaux et en harmonie avec le poème de Myriam.
Pace è salute pour cette année nouvelle. Qu'elle soit riche en bonheurs petits et grands et qu'elle vous apporte sérénité et amitié.




-
Je prendrai une
pierre.

Celle qui vient. Celle
qui pèse
dans son nom de pierre.

J'effacerai tout le dehors.

Je donnerai
mon sang à cette pierre.

Pour rien. Pour
retenir son nom. Pour apprendre
jour après jour

son corps de pierre.
-


Claude Esteban, Le nom et la demeure .



Merci pour les voeux et pour Terres de femmes...
Pace è salute...
Longue vie pleine de tout ce qui est superflu mais essentiel.
Pace è salute
Basgiu è fratellanza
jpC


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