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12 octobre 2009

Commentaires


"Le gîte du monde" ? Il est de ces terriers qui sont abandonnés, de ces bêtes furtives qui courent dans la nuit, de ces rapaces qui plantent leur bec acéré dans la tendre chair de l'innocence. Ainsi les déchirures, les incompréhensions, les solitudes à deux au bord des ruptures. Ces mélancolies quand nous viennent des sortilèges de ce qui a été, de ce qui aurait pu être et qui s'est perdu, comme on perd son gîte. Il reste les courses folles au ras des herbes de nuit et ce temps de pesante étreinte sur "l'ancre" de nos vivres, jusqu'à mettre la joie au pressoir et en tirer un vin de solitude et de douce griserie. Très beau texte fouaillant comme une lame dans la chair de nos opacités.


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