« Poésie croisée sur les remparts de Pistoia (Toscane) | Accueil | L'or des mots | L'oro delle parole »

24 avril 2009

Commentaires


Ce poème et sa traduction seront lus en public ce soir dans la Bibliothèque San Giorgio de Pistoia à l'occasion du jumelage poétique entre le Scriptorium de Marseille et la commune de Pistoia.


le dur mouvement pour s'élever jusqu'au vertige


"échelle de la déraison
qui t’oblige ange déchu
livré au soliloque du vent
à grimper tête en bas
l’escalier enlové"

Position non paradoxale d'une sollicitude acquise à la mesure des aller-retour qui forgent la résilience du coeur et la patience neuve. Il a fallu voler très haut pour apprendre à gravir et à dévaler cet escalier de joies et de peines mêlées. L'ange en toi est un oiseau insulaire docile et indompté. La chambre comme le petit port de Saint-Florent, partout sur la terre, Italie ou désert... partout ailleurs où l'ange imaginaire fait sécher ses plumes à l'air libre. Il se peut... Bouffée de saveurs ... Sur la voix de Petru Guelfucci au petit matin... Parfait ! E tanti baci à la maisonnée !




Merci, Mth, c'est un bel hommage que tu me rends là. Et je n'y suis pas insensible.

Pour tout te dire, le vertige fait partie intégrante de ma vraie nature et je l'expérimente régulièrement. J'apprends même à le prévenir et à l'apprivoiser. Sans doute l'écriture participe-t-elle, à sa manière, à cet apprivoisement. Le vertige comme mode d'être ?



Le Vertige de l'Ange ... une belle métaphore à engranger sous un nuage marin ... Vestiges d'eau et d'air sous la coupe du rêve... Tranches de vie ... Manière d'être avec et sans ... au dessus et autour d'un champ bleu brodé par l'asphodèle... Femme Corse... Métissée d'horizons verticaux.


C'est bien vu, ma Belle! Je te reconnais bien là, dans ta sagacité à dépister les images essentielles!

Las, les asphodèles sont déjà passées !! Leur verticalité bat déjà de l'aile. Mais les cistes, les blancs et les mauves, étoilent le maquis et les vagues blondes des genêts dorent les pentes, dociles sous le vent. C'est une féerie qui ne t'est pas tout à fait étrangère, je crois.

L'utilisation des commentaires est désactivée pour cette note.