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07 avril 2009

Commentaires


Quand l'attachée de presse de La Pensée de midi vous a fait parvenir ce numéro consacré à l'Iran, Thierry Fabre, le responsable de la revue, s'attendait-il à recevoir cette magnifique exploration exhaustive ?
Parcourir cet écrit, c'est, bien sûr, avoir envie de lire cette revue - Comment se la procurer ? -, mais c'est aussi amorcer une intense réflexion, de l'ordre du dévoilement. Ecarter ce qui réduit et caricature et se réjouir de l'immense richesse culturelle de ce peuple, de sa force créative, de la résistance des femmes, de leur courage et de leur finesse intellectuelle, de l'inventivité de ces hommes, de ces femmes qui construisent la liberté de demain avec des mots, des pinceaux, des livres forts, du théâtre, des analyses politiques comme des portes ouvertes sur la liberté d'expression, et une méditation religieuse lumineuse plus forte que les obscurantismes et intégrismes dangereux.
Quel beau peuple ! Comme on aimerait qu'une laïcité éclairée lui apporte l'opportunité de faire fleurir son âme... de la faire rayonner, loin des vagues d'oppression politique et religieuse qu'il a subies et dans lesquelles il se débat encore.
"La culture est une arme de construction massive", clamait Marjane Satrapi à l'inauguration de notre médiathèque dans ma petite ville (à laquelle nous avons donné le nom de Persépolis). Elle ne manqua pas de pourfendre la dichotomie entre Orient et Occident d'une parole drue et directe, la plaçant là où on ne l'attendait pas : "Le monde est séparé entre les cons fanatiques et le reste..." et de Persépolis (titre de son livre et du film qui en est né), elle dira : "Persépolis signifie en grec "la ville des Iraniens", l'Iran en quelque sorte. Ce terme fait le lien entre l'histoire de mon pays et ce qu'il est devenu aujourd'hui."
Je suis vraiment heureuse de lire cette magnifique introduction à cette revue qui fait là un beau travail. (J'ai essayé d'ouvrir les liens pour lire les autres articles que vous proposez : impossible ! dommage...).

PS du webmestre de TdF :
=> les liens sont actifs, mais pas sur toute la zone. Pour connaître la zone active, attendre que l'icone de la souris se transforme en main.
=> La Pensée de midi est éditée et diffusée par Actes Sud (on la trouve donc chez tous les bons libraires), mais il est possible de se la procurer directement en la commandant sur le site ou sur le blog de http://lapenseedemidi.over-blog.com/pages/Sabonner__Commander-974794.html>La Pensée de midi.



Chic ! les liens s'ouvrent, merci. Et pour la musique ? Et les photos de Guidu ? Je repasserai plus tard m'emplir de toute cette beauté et de cette grande richesse d'informations culturelles.
Amitiés d'une fidèle lectrice.
Christiane


... après Angèle et une ardente lectrice... je me couds les lèvres... tout en sur- et soulignant qu'une artiste trouvera toujours sa liberté dans l'expression de sa création quelle qu'elle soit. Je reste optimiste, je suis utopique. Je ne parlerai pas de religion, y étant bien trop réfractaire..., je ne me risquerai pas quelques colères...
En lisant Mœurs et Coutumes des Musulmans (Histoire des Mœurs, tome 3, Bibliothèque de la Pléiade, 1991, pp. 1253-54), je trouve ceci :
…. « Mais que peuvent la législation et les campagnes de presse devant cette réalité souveraine qu’est l’évolution de la femme ? Écoutons ce qu’en disait Fathi Ghanem feuilletant un Dictionnaire d’étiquettes qui venait de paraître : Qu’est-ce qu’une dame ? Sayyada ? Ce n’est plus la femme mariée ou la non-vierge. C’est celle qui peut parler librement de sujets naguère interdits. Et cette définition que donne le dictionnaire témoigne de l’étape irréversible qu’a franchise notre société…
Toute évolution que parcourt la femme ne doit pas pour autant modifier son corps. Celui-ci doit rester tendre, moelleux, épandeur de parfums. La féminité de la femme ? Question, pour l’homme de vie ou de mort. Et réciproquement, pour la femme, la virilité de l’homme »…
Bien que, ces dernières années, les obstacles naturels auxquels se heurte toute évolution de la condition féminine se soient renforcés de la revendication d’un retour aux règles de la charî’ a islamique, il est permis de penser qu’à court ou moyen terme l’avenir poussera du côté de la liberté…. ».
S'ensuit un large extrait sur le Sexe et l'Amour... les journaux orientaux d'hier ou de maintenant apportent les mêmes réponses. Évolution en cours, mères, filles, putains ou religieuses vous n'êtes pas des pécheresses, vous êtes des déesses. A part cela je trouve la femme iranienne sublime (le chat persan aussi :-) et j'aimerais bien aller en Iran, qui, ma foi, a aussi droit à sa bombe question canon de beauté et d'atomes crochus.
Je vous ai lue, bel exposé étoffé, vous êtes d'un éclectisme époustouflant mamma mia !



Magnifique texte ! Qui, effectivement, donne envie d'acheter la revue.
Il faut croire en ces révoltes nées de l'oppression et qui, souvent, font éclater une foisonnante et fébrile résistance intellectuelle : peintres, écrivains, dramaturges...
Christiane mentionne Marjane Satrapi, qui a choisi la France. Au coeur de ces Iraniennes de l'exil, j'aimerais citer la photographe, cinéaste (et bien plus que cela) http://www.youtube.com/watch?v=sOjqX4rgS9c&feature=related>Shirin Neshat qui, elle, a choisi l'Amérique, et ne cesse de questionner son peuple, son histoire et son Histoire...



Ces photos sont sublimes et cette musique envoûtante. Merci Fabian. Beaucoup aimé aussi le cadeau de Sylvaine.
Dans cette revue, les femmes se font du bonheur avec des mots et des images sous l'oeil paisible du webmestre qui tisse tout cela admirablement.



Dans ce numéro 27 de La Pensée de Midi, il y aussi un port-folio de 15 photographies du grand photographe iranien Abbas (agence Magnum).

Voici Old and new values, un photo-essay, plus ancien, du même Abbas, qui date de juillet 2001 et est intitulé The Iranian

A le parcourir, outre que les photos sont absolument magnifiques, je dois dire que si TdF m’envoyait en Iran comme reporter, je déclinerais la proposition car ce job-là dans ce pays là (enfin tel que le montre Abbas), je ne pourrais pas le faire … quand j’ai la trouille, je ne peux pas faire de photos… eh oui je ne serai jamais correspondant de guerre… (cette guerre, entre une modernité parfois enjouée et une tragique ancienneté islamique, ne me dit rien qui vaille…)




Amicizia
Guidu___


Le 14 avril 2009, à 18h30, rencontre-débat autour de la parution L’Iran, derrière le miroir. Bibliothèque départementale 13, Marseille.
20 rue Mirès
13003 Marseille
Téléphone : 04 91 08 62 08

Avec Christian Bromberger, coordinateur du dossier, Agnès Devictor, Mina Saïdi-Shahrouz, auteurs du dossier. Animé par Thierry Fabre, rédacteur en chef de La Pensée de midi.



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