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08 mars 2009

Commentaires


Quelle grande et belle rencontre de deux poètes qui se devinent au creusement de ce désir qui ne survit que par sa perte. Le violoncelle de Sonia Wieder-Atherton frémit. La possession amoureuse sera toujours lacunaire... Désir et mots se lient, se fascinent, se pénétrent mêlant dans une danse ensorcelante passé, présent irréel et futur aboli par l'inachevé...



On ne s'habitue pas à un corps, pas plus qu'à l'amour
Les mots sont là pour l'habiller ou le déshabiller
A quelques allitérations près.




A quelques allitérations près. Sans doute Sylvaine. Mais n'est-ce pas déjà beaucoup ? Ou même déjà trop?

"On cherche un corps radieux, on le pressent par l'épreuve, au contour du nôtre s'oppose son illimité. Quand l'autre vient en soi, il se lève pour nous montrer comment s'affranchir."
Sylvie Fabre G, Corps subtil, page 24.



"Une fois a eu lieu, une fois dure toujours". Tout est dit ! Ce n'est qu'un recommencement, mais quel recommencement (!) qui verticalise le plus jamais pareil. Il y a un avant et un après. C'est une brûlure, ni plus ni moins, où le corps de mémoire survit tant bien que pire, tandis que le corps de chair démantèle muettement (sagement ?) toutes les sensations et le surplus temporaire des sentiments ("le sentiment ment" suggère Bernard Noël). L'image mentale ressemble à cette pub d'aéroport où l'on voit une meute fluide de petits carrés s'engouffrer dans les venelles de l'oubli (qui est toujours devant nous !). Je vais acheter ce livre. Bien naturellement. Verso est sorti chère Angèle. Je vais te l'envoyer.


Merci Mth. Sylvie sera heureuse que tu lises Corps subtil. Sylvie a beaucoup correspondu, au cours des quatre années de gestation du recueil, avec ses amis poètes. Parmi eux, Bernard Noël...
J'attends Verso avec impatience.


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