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11 mars 2009

Commentaires


Mots de vie et de mort. Merci Angèle.

Depuis quelques jours, un blaireau sur le bas-côté de mars. Blaireau vu chaque jour. Chaque jour un peu plus de primevères. Un peu plus sans que frémisse son mufle. Et là, sur le bas-côté de mars, la tête du blaireau, deux bandes blanches et la route au milieu. Et la route qui crève les primevères et la route et ma tête traversée par les deux bandes blanches et mon mufle transpercé par l’odeur des primevères. Et mars, qui continue ces jours de mort et de vie. Et mars qui continue.



L'Ile de Beauté... comme le boeuf écorché de Rembrandt. Vous souffrez, Angèle, dans ce texte à grands bruits de ressac comme cette mer que vous aimez tant. Vous êtes tour à tour la terre abîmée, la vache sanguinolente, les autres vagabondes, les carcasses de voitures qui pourrissent lentement dans le paysage. Gardienne d'une terre belle et rebelle comme vous et de tous ces animaux que vous aimez avec tendresse.
Ce texte est âpre, difficile. Vous y cassez les mots comme on se casse les ongles sur un mur de pierres sèches.
Quel gâchis...
Allez, levez le nez et contemplez les amandiers en fleurs, les prunus roses, les frondaisons de mimosas odorants et grimpez haut, là-haut, avec la mouette rieuse et la hulotte philosophe... Reposez-vous sur cet astre paisible de la nuit...



Plume et image d'une grande pointure. Même avec une vache, c'est bon de se retrouver un peu en "Terres de femmes". Un titre comme un recueil de poussières de colère et comme une émotion piétinée ; peu de peur de s'écarter, la clarté est putride et vivace, relationnelle et houleuse.
Comme un chant aigu une fleur respire sous la mousse, l'oiseau qui se pare de sa nuit, ferme les ailes qui le fuient. Mais une petite humeur de lueur bruisse sous les pas d'une itinérante qui ne manque pas d'alentour devant le frontispice de ses passions.



ne saurais, surtout aujourd'hui, tresser des mots et décortiquer - en resterai à superbe



Ce soir, le désir m'étreint, intense, vif, profond, de remercier celles qui unissent leur voix à la mienne, mes amies de coeur et d'âme, Johal, Christiane, Sylvaine, Brigetoun. Et de prolonger cette belle harmonie dans une ronde bleue, sous la lune et les frondaisons d'oliviers.


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