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15 mars 2009

Commentaires


Juan Gris, Braque... les peintres cubistes si proches de ce poète. Comme eux, il annexe l'espace de son poème comme on pose sur une toile les visages éparpillés et simultanés du bonheur et de la solitude.
Un rideau qui bouge, une ombre qui s'éloigne, un reflet dans une vitre, un souvenir qui vient comme une transparence, un éclat fugitif de soleil, une main qui trace un signe... Il faut relier.
Pudiquement, il inscrit une douceur teintée de chagrin sur toute chose, sur les blessures de l'absence et de l'attente.



Vous dites bien les choses Christiane… vous tutoyez la mélancolie comme une fidèle compagne des poètes… cela a dû vous jouer des tours… même si quand on aime on ne compte pas… dire c’est déjà faire un peu… c’est ce que font les artistes… mais c’est trop peu dans ce monde malheureux… mais heureusement qu’ils existent…

Amicizia
Guidu ___




La trompette de Miles Davis pourrait être réponse, Guidu, mais je vais essayer avec quelques mots...
La plus longue partie de la vie, c'est l'attente, épuisante et douce qui nous rend absents au monde, suspendus, enchantés... comme un peu de sable qui fuit entre les doigts, la promesse d'un retour...
Coïncidence entre cette errance mélancolique et la grâce de ces deux poèmes épurés... fugace effleurement d'une présence... dévoilement pudique et velouté...
Amitiés
Christiane


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