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19 février 2009

Commentaires

"Je ferai donc autre chose…" et il a bien fait...

"Chant de l'Idée-Maitresse" (extrait)
"Allons, Debout ! Surgis. Écoute... Éveille-toi, brise tes chaînes, sois. Sors des ombres, des limbes, des parties infinies..."
Paul Valéry, Œuvres, tome 1, Bibliothèque de la Pléiade, p. 357.

Et pouvez-vous me dire où j'ai bien pu lire et enregistrer dans ma mémoire cette épitaphe de Baudelaire : "Ci-gît qui pour avoir trop ou tant aimé les gaupes, est descendu (redescendu) jeune encore dans le royaume des taupes." Merci

PS : pour Sylvie... non j'ai pris mes sources chez vous et à Salem bien entendu !


Chère Angèle,
encore une rude bataille en perspective...
Valéry... Ah, Valéry ! et sa filiation de classicisme d'Edgar Poe à Charles Baudelaire ! Tout maîtriser, tout dominer, diriger, mesurer. Mettre à distance les émotions, la folie. Aller vers la perfection de l'intellect, la clarté, la lucidité, l'esthétique.
Mais Baudelaire, malgré ce désir, est dans la fêlure, la déraison, la mort, le vrai, la stupeur, l'angoisse, le désastre, la nausée. C'est un dandy... rebelle.
Valéry, qu'écrit-il dans son Journal en 1922 ?
"On me prend pour un poète mais je m'en fous, moi de la poésie. Elle ne m'intéresse que par raccroc. C'est par accident que j'ai écrit des vers. Je serais le même si je ne les avais pas écrits."
Aussi je rejoins Y. Bonnefoy, quand il écrit :
"Aimer la perfection parce qu'elle est le seuil, mais la nier sitôt connue, l'oublier morte. L'imperfection est la cîme."
Le poème est un combat, puisse-t-il nous travailler en profondeur et nous conduire au seuil d'innocence...


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