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12 février 2009

Commentaires


ô, merci, Fabian Gastellier. Vous me rendez à un souvenir très fort : ces dessins et peintures au Grand Palais, il y a quelques années. J'étais restée pétrifiée par l'horreur de la souffrance évoquée, une représentation de la mort, du seuil de la mort quand ça hurle, quand ça déchire le ciel vide... Supplice de ces âmes errantes, vacillantes, presque anéanties dans ces corps torturés... Je ne pouvais plus ni avancer ni reculer... saisie de douleur...



Bonjour Christiane (avec du retard).
J'ai été très touchée par votre témoignage. Je voulais vous dire que c'est grâce à des personnes comme vous que l'oeuvre de Mušič existe. Et existera. Merci de vous faire, à votre tour, passeuse d'émotion.
Fabian Gastellier



Merci, Fabian,
oui, il y a à témoigner, à dire l'indicible de la souffrance et son mystère quand elle est intentionnellement donnée par l'homme à l'homme. Pour mes enfants et mes petits-enfants, pour les êtres que j'aime, dont certains inconnus (mais ils vivent et respirent et aiment quelque part en ce monde), je pose mon attente sur des lendemains sans armes, sans tortures, sans attentats, sans camps de prisonniers, sans zone d'attente pour les sans-papiers, sans barques ballottant de pauvres gens en quête de survie ailleurs sur des mers d'apatrides...
J'ai trouvé votre parole forte, capable de porter le long cri muet de Mušič. Je trouve différemment le même innommable dans les peintures de Bram Van Velde (mais j'ai entendu dire que vous n'aimiez pas trop...) ou dans les textes de Beckett...
Vous savez, une seule chose au monde est plus forte que cette mort vorace, c'est l'aile de colombe de l'amour.
Ecrivez encore, j'aime bien vous lire. Vous avez dû savoir cette douleur...


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