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08 janvier 2009

Commentaires


Etrange long et érudit texte de Béatrice Bonhomme et de Jean-Paul Louis-Lambert. C'est une forêt dédiée à Hölderlin, l'Icare tombé dans la folie pour avoir trop approché les dieux, une évocation des souffrances de Jouve et de sa fascination pour cette poésie de la déchirure, mais qu'en est-il du mystère de la rencontre Jouve-Klossowski, de ce "compagnonnage" ?
Il est étrange, dans un même questionnement, de penser à un autre compagnonnage à qui l'on doit ce billet.
Comment deux êtres peuvent mettre leurs mots dans le même creuset pour y fondre une langue de l'entre-deux ?



Ai beaucoup aimé sur Hölderlin, Dans le temps qu'il marchait de Michèle Desbordes (éd. Laurence Teper).


Quel article intéressant ! Félicitations et remerciements à ses auteurs, j'ai appris beaucoup de choses. Le travail de traduction m'a souvent fascinée car je n'arrive pas à le dissocier d'une prise de possession de l'esprit et de l'écriture de l'auteur que l'on traduit. Tâche ardue qui laisse des traces dans le cas de plumes complexes, et Hölderlin en était incontestablement une.
Merci pour cette découverte Angèle.


Merci de ces pages intéressantes à souhait... Même si l'on n'est pas passionné par Hölderlin et Jouve, leur préférant Supervielle, Jaccottet ou Anne Perrier,
il est agréable d'apprendre un peu plus de ces êtres épris de vie spirituelle, inquiète, tendue...



Il y a des poètes phares, qui nous attirent par moments ou au contraire nous repoussent hors de leur sphère. Jouve est l'un de ceux-là. Sa fréquentation demande de la patience et, autour de lui, nombreux sont les satellites lumineux et inquiétants qui nous entraînent vers leurs sphères, ou au contraire nous en éloignent. Je pense à Klossowski, par exemple, dont la réflexion nourrie des écrits de Georges Bataille, ne s'aborde pas aisément. Il faut du temps pour s'immiscer dans un univers qui érige la pornographie en théophanie !


Ai trouvé très intéressant et vivant. Il est possible que Bernard Groethuysen (qui a traduit avec Blanche Reverchon Trois essais sur la théorie de la sexualité de Freud) ait eu cette idée : il était "obsédé" par l'idée de la folie; son père, qui était médecin, a été interné pendant 5 ans et il a côtoyé la folie collective dans les camps de prisonniers de 1914 à 1919 à Châteauroux.

Bernard Dandois
qui a édité Philosophie et histoire (Albin Michel 1995)
MERCI


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