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06 décembre 2008

Commentaires


Les Lettres à Poisson d'Or... Joë Bousquet... Comme il s'est aventuré loin dans l'âme de son petit poisson silencieux. Quel étrange amour nourri par cette absence d'elle qu'il avait désirée.
Silence du coeur souffrant, amour assez grand pour accueillir l'univers de l'autre, blotti dans la confiance comme un oiseau muet qui voudrait tant chanter. Amour dans l'ombre qui mourra de cette rencontre qui lui enlèvera la seule femme qu'il ait aimée. Engourdissement par la tendresse et l'écriture de cet amour qu'il ne peut pas concrétiser. Mots caressants, douceur, délicatesse... qui installe en elle un silence, une souffrance de ne pouvoir approcher ce corps aimé.
Et ils ont traversé ces quarante années dans une immense beauté. Ce "meneur de lune", cet "éclat de diamant noir", fragile comme une ombre immense et transparente, cet homme libre "invraisemblablement beau" a écrit tout ce qu'on attendait de l'amour.
Merci pour cette magnifique lettre de lui et pour l'article somptueux de Jérôme Garcin. J'aime aussi les oeuvres rares qui colorent cette page.


Je citerai (plus tard, sur mon blog) L. Althusser et ses lettres à Franca. Délicieuses.
Celle-ci me donne envie de lire les suivantes aussi...


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