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22 novembre 2008

Commentaires


Une pensée pour vous qui avez perdu un être cher... Il y a du Celan dans votre dernière phrase.
Très beau texte.



La mort est tellement différente quand vous l'accompagnez avec toutes ces femmes et ces chants (Lamenti ?) vers la blancheur des tombeaux, où renaître... Cadeau que votre écriture...



« Il fait novembre en mon âme », écrivait Émile Verhaeren...



« Vert de lauze » : il me semble que ces lauzes sont décidément fort présentes dans vos textes…

J’aime bien vos images :

long serpent de voitures noires
vitres closes sur le chagrin
Longues litanies de voitures
interminable lacis de larmes et de doutes
le rideau des pleurs
novembre coupant l’air de sa cisaille

Et puis ces agaves qui tendent leur hampe vers le ciel dur… Cela a quelque chose de tragique, tandis que les « tombeaux épars dans les fougères hautes » nous invitent à l’oubli (tout en nous faisant réfléchir sur la non persistance de notre passage).

Très beau : la vie, la mort, la nature. Et la spectatrice qui participe à tout cela et qui nous fait découvrir la scène par ses yeux. Elle est si discrète qu’on en oublierait sa présence. Pourtant c’était bien elle qui était concernée par le « frisson qui émousse la chair » elle qui était « à peine là dans le silence du matin. » Mais qui était là quand même.




J'aime votre approche sensible, Feuilly, en demi-ton, en demi-teinte. Les lauzes comme la mort sont en effet très présentes dans mon univers familier, mais les unes apaisent les autres dans ce paysage où le tragique va de pair (de concert ?) avec la beauté.

La mort n'est pas vraiment triste, ici. Elle est.


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