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23 octobre 2008

Commentaires


Le sommeil des morts est doux comme une barque portant un dormeur léger, léger... Il suffit, sur la rive d'une rêverie ou d'une insomnie, d'attendre et le clapotis passe tout près et la barque que nous ne pouvons voir et l'autre que nous n'entendons plus laissent dans l'air une caresse...

"Un matin où le miel devient feu
devient sable -
où tout se brouille "

Hori Ashio
(Anthologie du poème court japonais )

très évocateur ce poème ... j'aime beaucoup la photo également, cette ouverture en bas de l'escalier ...
amitiés du Nord
helene

A celui-ci je pense
A celui-la aussi
La silhouette mange
le souvenir diffus
Et ce que je dessine
dans l'air si vieux du soir
est un trop-plein d'indices
qui a perdu sa voix

A sa voix drue je pense
A son silence aussi
Il ressemble à ton mort
Je ne l'ai pas connu
DACHAU ... Mort pour...
La France. Disent-ils...

Les Imbéciles...

INCONSEQUENTS...

Mais j'ai connu sa soeur
orpheline de frère
l'unique...
et de mère...
à 7 ans...
C'était la mienne...
Sa voix à elle...
Dans ton poème...
Je l'entends.

Je l'entends...
Tu comprends ?


Pour Mth,

Les voix des morts se démultiplient, les échos se rassemblent en nuées d'oiseaux noirs, les tempêtes sommeillent à fleur d'eau invisible, tes mots et les miens se croisent, se répondent, s'émeuvent en des accents nouveaux. Oui, j'entends, Mth, je comprends.

Je t'embrasse.


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