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24 octobre 2008

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Ce texte me renvoie à un rêve d'écriture qui m'a hantée il y a quelques années... Qu'étais-je partie chercher là-bas, attendre là-bas... Mon chemin continuait vers le sud. Je cheminais sans hâte jusqu'aux déserts de Mauritanie. Je me souviens de longues promenades solitaires dans les dunes, de ses croquis jetés sur des carnets aux pages déchirées : des vues de l'erg, des routes ensablées, des visages de femmes et d'enfants, des campements, des dromadaires et même d'un gara émergeant des dunes... C'était une aventure étrange, un voyage immobile, une quête onirique qui prendrait son sens plus tard... L'expérience d'une vie déjà vécue dans une vie à venir... Dans la laine des mots se cachait un temps à naître. J'étais à l'écoute d'un bonheur que j'étreignais par le langage. J'entrais dans ce risque sachant que l'enchantement se révèlerait à son heure. Je cherchais une piste : c'était trop tôt. Il me fallait rester nomade et attendre... Une absence indéfinissable devint ma jouissance secrète. Il me manquait quelque chose dont j'avais perdu la mémoire à venir... Mes manuscrits s'enroulaient sur eux-mêmes et se refermèrent. Je quittai ce texte comme un dormeur quitte un rêve prémonitoire...



Mais il n'est jamais trop tard pour écrire, Christiane...

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