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15 septembre 2008

Commentaires


Merci, Angèle Paoli, de nous parler en des termes aussi passionnants de l'ouvrage de Pascal Quignard ! Cet homme-là est un délice d'artiste... Merci également, pour la qualité de votre site culturel...! On y passe des moments savoureux !

Angèle, c'est toujours un tel plaisir de te lire.


Pascale, Voltuan, merci à tous deux de votre soutien amical et fidèle. J'ai aimé ce "petit livre" de Pascal Quignard, tellement original dans la pensée et tellement émouvant dans l'écriture.


Cette citation de La Barque silencieuse, le dernier livre de Pascal Quignard, m'interpelle :
"Nous emportons avec nous lorsque nous crions pour la première fois dans le jour la perte d'un monde obscur, aphone, solitaire et liquide. Toujours ce lieu et ce silence nous seront dérobés. Toujours une caverne noire, des voies souterraines, des ombres avant soi, des sombres bords, une rive trempée hantent l'âme des hommes partout. Tous les vivipares ont leur tanière. C'est l'idée d'un lieu qui ne serait pas mien mais moi en personne. Il s’agit d’un lieu avant un corps.
L’intimité qui fait remonter à l’intérieur de soi le monde le plus ancien est le bien le plus rare.
Toujours une confidence que nous ne confierons à personne, que nous n’avouerons même pas nécessairement à nous-mêmes, nous sauve.
Qui a un secret a une âme."

C'est est aussi mon intuition profonde et partagée. C'est précisément pour cela que j'ai intitulé mon recueil de poésies et fictions http://www.manuscrit.com/Book.aspx?id=5290>Cryptogrammes

En quatrième de couverture du livre, ce texte que j'ai rédigé :
"Le titre de l’ouvrage : « Cryptogrammes » évoque une écriture en caractères secrets, certes, mais l’idée de crypte ou de réceptacle est plus proche des intentions de l’auteur qui évoque ainsi son insularité native. Le « corps primitif de l’île » (selon l'expression de José Gil in La Corse entre la liberté et la terreur) est cet espace originaire qui donne aux fictions et aux poèmes leur caractère si particulier. Ile intérieure que l’on retrouve en soi, révélée comme une empreinte primitive. Ile, source de métamorphoses renouvelées ou île d’enfermement, pétrifiante. Les deux peut-être, et simultanément…"

Nadine Manzagol

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