Dylan Thomas/Le vœu et le feu de la prière me brûlent

Ph., G.AdC
Le vœu et le feu de la prière me brûlent
Dans une soudaine bénédiction du soleil.
Au nom des damnés, je reviendrai
Et pourrai courir vers
La terre cachée mais le
Soleil, si fort,
Baptise le
Ciel. Je
Me
Trouve.
Ô laissez-le
M’ébouillanter,
Me noyer dans sa
Blessure-au-monde. Son
Éclair est une réponse à mon cri.
Ma voix brûle dans sa main.
Désormais je suis un égaré car il m’éblouit
Aussi. Le soleil rugit à la fin de ma prière.
Dylan Thomas, Vision et Prière et autres poèmes, Gallimard, Collection Poésie, 1997, page 66. Traduction et présentation d’Alain Suied.
DYLAN THOMAS ![]() Voir aussi : - le site officiel Dylan Thomas. |
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C'est tout simplement majestueux, quel lyrisme dans ce calligramme
chaque mot y écoule son grain de course
Rédigé par: Viviane | 21 juin 2008 at 09:28
Bonjour Angèle!
Après cette longue absence, je reviens à l'occasion de ce beau poème écrasant de lumière. A Fiesole aussi, le soleil et la chaleur sont revenus, avec l'arrivée de Sifao il y a quelques jours. Cette naissance te fera peut-être, tout comme moi, découvrir (redécouvrir?) la figure de Sophonisbe, épouse de Syphax (Sifao en tifinagh, roi de Numidie), et personnage tragique ayant inspiré tant Pétrarque que Corneille ou Voltaire!
Je te salue bien amicalement,
Emilie
Rédigé par: Emilie Delivré | 20 juin 2008 at 12:47