Danielle Fournier/toi
toi, baiser. Les jours pâlissent sur les os de mes phalanges. Dans les bourrasques des lieux délaissés par le Verbe, toi, automne échevelé
nécessaires, ces phrases phares mêlées à la sécheresse, sur ma chair, protègent le souffle de la page. Soupir. Dans le bruissement soyeux, le vent augmente le désir maintenant au large
nous n’avions pas remarqué le ciel étrange. Ce lointain univers. Nous ne savions pas les pas devant nous, nos mains étendues dans la mer immobile. Ce soir, nous rirons, mais jamais nous ne dirons qui de notre âme ou de notre corps aura été profané
je suis une femme. N’importe laquelle. Dans cette étreinte qui m’emporte autour de la paix, les ravages de l’âme. Je vis fragmentée
Danielle Fournier, « II, Que ton regard se pose », Il n’y a rien d’intact dans ma chair, L’Hexagone, Collection « La voie des poètes », dirigée par Simone Sauren, Montréal, 2004, page 55.
| DANIELLE FOURNIER ![]() Source Voir aussi : - (dans la galerie Visages de femmes de Terres de femmes) un Portrait de Danielle Fournier (+ un autre poème extrait du même recueil) ; - (sur Terres de femmes) Danielle Fournier/Le chaos des flammes ; - (sur Terres de femmes) Danielle Fournier/ton prénom ; - (sur L’île, l’infocentre littéraire des écrivains québécois) une notice bio-bibliographique sur Danielle Fournier. |
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"je suis une femme. N’importe laquelle."
Surgissant à la dernière strophe de son poème, ces quelques mots de Danielle Fournier m'ont surprise par leur évidence et leur beauté. Merci à elle et à Angèle Paoli.
Rédigé par: Despina | 28 juin 2008 at 10:22