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05 mai 2008

Commentaires



Quelle horreur de se voir agoniser comme ça pendant 20 jours...
Tato


Quelle stupidité sordide surtout (des raisons familiales de gros sous...) d'avoir envoyé à Sainte-Hélène un médecin aussi nul qu'Antommarchi...


Ivucciu, voici quelques opinions sur Antommarchi… trouvées sur le site suivant:

Dr Keith :

Antommarchi appartient à un genre bizarre d’hommes, produit de nos laboratoires de recherches et pleins d’enthousiasme pour la science. En dehors de leurs laboratoires, ces hommes équilibrés dans leurs jugements et dans leurs actes lorsqu’on les mesure par le Standard ordinaire de la vie commune.
A l’intérieur du laboratoire, ils sont chez eux, leurs yeux sont ouverts, ils voient clair, leurs cerveaux cherchent des énigmes là où le simple mortel ne voit rien. »


Lord Rosebury reconnaît à Antommarchi un seul mérite, d’être un bon prosecteur, et un seul service (et ce service efface tous les mensonges de son livre): « Il a pris le moulage de la figure de Napoléon après sa mort».


F. Masson écrit :

« Ce terrible homme, affolé de vanité, d’ambition et de lucre, familier, audacieux, toujours hors de propos, se croyait égal à tous sinon supérieur, avec une étonnante idée de soi que complétèrent une ignorance tranquille et un imperturbable aplomb ».

« II eût fallu un médecin français ayant acquis une compétence, fait des études, subi des examens, suivi l’hôpital, ayant appartenu à sa maison, connaissant son tempérament, capable de suivre, de décrire une maladie, peut-être d’y porter remède. Il fut livré à une espèce d’anatomiste florentin qui n’avait jamais exercé la médecine et qu’on disait avoir été envoyé exprès pour l’autopsie ».

Lenôtre:

« Si quelqu’un n’était pas destiné à la gloire, c’était bien ce petit frater qui en 1818 était préparateur de dissections à l’amphithéâtre de Florence. Il s’appelait François Antommarchi – il avait 29 ans – né en Corse, il était resté jusqu’à l’âge de quinze ans sans maîtres : à peine parlait-il français. Venu à Florence pour y étudier l’anatomie, il ne semble pas qu’il obtint le diplôme de docteur ; bien que plus tard il se parât de ce titre, il reste un simple amateur et il n’avait guère exercé quand à la fin de l’année 1818 le Cardinal Fesch (l’oncle de Napoléon) le désigna pour être le médecin de Napoléon à Sainte-Hélène ».


Octave Aubry: (« L’autopsie de Napoléon par Antommarchi ».)

« Tous les assistants suivent avec la plus grande attention les gestes d’Antommarchi qui disséquait habilement. Les médecins anglais discutent autour de cette autopsie brutale, où les opinions s’affrontent devant un cadavre béant et un carabin pérore en découpant comme à l’étal, les viscères de Napoléon ».

Avec toutes mes excuses pour Florence A. , brillante journaliste, une de ses descendantes que j’ai eu l’occasion de croiser …

Amicizia
Guidu ___

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