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28 mai 2008

Commentaires

Cara Angela
sei un pozzo di cultura...
salut

alfredo


Bon sang comme ce texte est beau. Je parle de l'extrait du "marécage". Sans jeu de mot (plus ou moins vaseux): il m'engloutit. Vraiment, il faudra un de ces jours que j'aille plus loin que cet éclair-là. Foudroyé je suis. Englouti. Foudroyé. C'est pas la même chose ? Si : c'est la même chose.

amications halophiles**
dB

** chez nous les marais sont "salants"

=> Un pozzo di cultura ? Mi fai sorridere questo complimento, caro Alfredo ! Un pozzo senza fondo, allora ? Come quella straordinaria "palude definitiva"?

=> Ecco, pour Dibrazza:
"Premier et solitaire acteur dans la représentation nocturne du théâtre du marécage, je me découvre investi par les fantômes d'une, et peut-être de plusieurs, d'innombrables fables dramatiques ; et certains de ces fantômes s'introduisent en moi, sont moi-même, d'autres m'entourent et m'invitent à une conversation qui fait allusion à de dramatiques implications. Et alors, me découvrant totalement empli de monologues et de répliques, non seulement je ne peux pas ne pas parler, mais surtout je ne peux pas ne pas me savoir mêlé à des histoires aussi hallucinatoires que fascinantes. Mais qui sont les fantômes qui s'arrêtent au seuil de mon corps et se présentent à moi comme interlocuteurs à titres divers : assassins, femmes amoureuses, empoisonneurs à mes ordres, tyrans et espions ? [...]"

Giorgio Manganelli, Le Marécage définitif, p. 73.

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