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04 mars 2008

Commentaires


J'ai connu, quand j'étais au Lycée, une jeune fille répondant au nom de Pascale Paoli. Elle était dyslexique, gauchère contrariée et avait d'énormes difficultés en français, comme on peut s'en douter.
Notre prof de seconde et première s'était prise d'affection pour cette fille discrète et fine. Elle l'encourageait à écrire de manière automatique, pour briser sa peur de la page blanche.
Je partageais en partie ces jeux d'écriture avec elle et nous avions (ré-)inventé le principe des codex de vinci : nous écrivions à l'envers.
Je vous raconte cela car les textes de Pascale, s'ils étaient loin d'être aussi accomplis que votre poésie, cela va de soi, avaient malgré tout cette même tendance à associer les idées autant par le fait de la pensée que de la sonorité. Les idées et les images s'enlaçaient et s'entrecroisaient, créant comme dans ce texte des cascades.
Certains de ses presque-poèmes écrits ainsi pendant nos heures de perm (et retranscrits à l'endroit par moi ou d'autres!) avaient été lus en classe par la prof, laquelle entendait ainsi nous démontrer que les difficultés en orthographe, syntaxe, etc., n'avaient pas grand-chose à voir avec les qualités de la personne, y compris des qualités littéraires.
Bien à vous...


quel aplomb de texte...., il me fait penser à une gnossienne de Satie...., musical, calme, accents contemporains, associations étonnantes, ourlé d'un brin de solitude mélancolique qui emplit un non-lieu ou un songe...............
je t'embrasse Angèle


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