« 15 février 1710 | Naissance de Louis XV | Accueil | Hélène Sanguinetti | De ce berceau, la mer »

16 février 2008

Commentaires


Indicible émotion. Tant de vérité. Merci infiniment Angèle.


C'est d'une puissance inimaginable et de poésie aussi...
Il y a dans le premier paragraphe de quoi nourrir une vie
le refrain qui scande le texte
un hymne à la liberté
merci de cette belle découverte


Une belle langue ! Ce texte m'émeut vraiment.

"Celui qui part, laissons-le partir et ne suivons pas ses traces". Déchirure brutale, le cordon coupé, le silence doit naître... je pense à l'aphorisme "parfois il ne suffit pas de tourner la page, il faut la déchirer" écrit par Achille Chavée, un poète de chez moi, que j'ai connu un peu, trop peu...

Celui qui part, laissons-le partir et surtout qu'il ne voie ni notre chagrin ni notre révolte. Est-ce possible ?

Je t'embrasse, Angèle. Merci d'être là toujours offrant tes mots et les mots des autres.


Beaucoup d'émotion et de poésie dans ce texte qui me touche, et pourtant, je ne partage son sens...

"À quoi bon l’attendre, alors qu’il est sorti du cercle de notre attente ?
En dehors de l’attente, nous n’avons plus besoin de l’autre. Nous en avons fini avec lui comme lorsque nous refermons un livre et nous abandonnons au sommeil. Puis, à notre réveil, nous voyons passer le temps, accompagné de nos corps poignardés mais ne perdant pas de sang.
Celui qui part, laissons-le partir."

Puissant, évocatif, invocatif, magie du mot qui puise dans le sens, le sentiment et épuise l'intant intérieur en le déposant là, gisant magnifique à côté des autres, pour notre coeur, que ce sublime porte, ouvre si nécessaire notre porte-coeur ou notre coeur-porte, il y a des mots qui frappent à nos coeurs, en tonnant d'une mélodie pleine du silence entre les cris. Merci Angèle de ce choix, et un petit coucou à Agnès, Viviane, Pascale, sur 4 commentaires, 3 amies proches. Réjouissant moment pour mon début de dimanche.

une découverte, j'avoue, mais belle et bonne


J’irai arracher les fleurs du jardin de Fairuz

Par un jour froid et sec, je rirai de la brume
Et par l’herbe taillée, je moquerai les tiges
Qui dépassent parfois sur le bord des chemins
Un jour déshabillé, un sourire au vertige
Je laisserai mon voile suspendu au jardin


Le jour de la récolte


Qu’il est lourd le panier de têtes mortes
Qu’il me faut voyager vers la côte baltique
Plus froide qu’effluve de rose
Où les sables se mêlent au parfum du faux pin
Et dont je ne sais plus retrouver le chemin


Garde les yeux ouverts

Lanterne de jour qui ne brûle pour rien
Et repasse le pont que nous passons souvent
Sans même le savoir, en nous cassant les dents
Car il fait noir le jour, Car il fait froid et sec
Et qu’il faut arracher tout cela qui devient


Roseau à la fenêtre


Qui frappe et qui refrappe sans autre espoir de paix
Pour la belle des belles qui l’avait demandé.
C’est un petit chemin qui nous semblait un cloître
Et où les fleurs mentaient aux couronnes des filles
Par un jour froid et sec, j’irai les arracher

Avec les cheveux qui me restent
                             Au jardin de Fairuz


Voilà un poète qui ouvre les voies du coeur et celles de l'écriture. Merci à Issa qui fédère autour de lui nos forces et nos valeurs. Merci à vous tous, qui joignez à la mienne vos voix multiples.

L'utilisation des commentaires est désactivée pour cette note.