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14 février 2008

Commentaires


Le lundi 18 février, sur France Culture, Martin Rueff est invité dans l’émission d’Alain Veinstein, Surpris par la nuit, pour parler de sa traduction de Ronde des convers d'Eugenio De Signoribus (à partir de 22h15).


Remarquable et passionnante lecture de cette oeuvre singulière : merci Angèle !

Cette ronde, acte poétique originaire, n'évoque-t-elle pas un peu la Granitula et autres danses circumbulatoires de l'espace méditerranéen ?

"Les Grecs dans leurs tragédies introduisirent des danses, & suivirent les notions des Egyptiens. Les choeurs qui servoient d'intermedes, dansoient d'abord en rond de droite à gauche, & exprimoient ainsi les mouvemens du ciel qui se font du levant au couchant. Ils appelloient cette danse strophes ou tours.

Ils se tournoient ensuite de gauche à droite pour représenter le cours des planetes, & ils nommoient ces mouvemens antistrophes ou retours ; après ces deux danses, ils s'arrêtoient pour chanter : ils nommoient ces chants épodes. Par-là ils représentoient l'immobilité de la terre qu'ils croyoient fixe.

Thésée changea ce premier objet de la danse des Grecs ; leurs choeurs ne furent plus que l'image des évolutions & des détours du fameux labyrinthe de Crete. Cette danse inventée & exécutée par le vainqueur du Minotaure & la jeunesse de Delos, étoit composée de strophes & d'antistrophes, comme la premiere, & on la nomma la danse de la grue, parce qu'on s'y suivoit à la file, en faisant les diverses évolutions dont elle étoit composée, comme font les grues lorsqu'elles volent en troupe."
(Source)

Amicizia

Nadine


Merci, chère Angèle, pour cette découverte…
Une belle occasion aussi de saluer l’immense Mario Giacomelli !

Amicizia
Guidu___

à lire...

ciao

alfred


Merci pour cette critique impressionnante... et qui me rappelle encore une fois que les oeuvres fortes souvent génèrent elles-mêmes "de l'oeuvre" - sont des matrices... bref, si vous aviez dans les prochains mois l'occasion de feuilleter Cent grammes de suicide (Gallimard, l'Arpenteur 2008), je serais curieux d'avoir votre avis... Bonne continuation.

Ho tradotto un piccolo estratto del tuo testo su lessness...
spero abbastanza bene...
ciao
a.


Je suis abasourdie... Février 2008... Il y a 3 ans. Je ne connaissais pas encore l'écriture, les lectures d'Angèle Paoli.
Maintenant, Terres de femmes est devenu mon site préféré et dans ces liens vers des pages anciennes se cachent encore de tels trésors...
Sacrées rencontres, haltes spirituelles. L'obscurité cède le pas à la lumière. Angèle désensable les sources...


“L’ombra suscita un bisogno d’ombra. L’ombra deriva da un bisogno di luce, la luce da un bisogno d’ombra.”
Novalis, Opera filosofica


A paraître à la librairie La Nerthe (30 juin 2011), la traduction française de Principio del giorno (Milano, Garzanti, 2000) : Au commencement du jour. Traduction de Thierry Gillybœuf. Préface de Martin Rueff



Eugenio de Signoribus – Poema dell’unità



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