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23 février 2008

Commentaires


J'aime beaucoup moi aussi Emily Dickinson. Je lui ai consacré un petit texte sur mon blog.
Je trouve cependant que ces quatrains ne sont pas les plus représentatifs de son écriture et si on y retrouve certes le coté incisif de son écriture, ils n'ont pas, pour la plupart d'entre eux, la violence ni l'humour corrosif du reste de sa poésie.
LZ.


Bonjour Leïla,

Comme il est d'usage sur Terres de femmes, ces quatrains sont à lire au coeur d'un ensemble articulé dont les éléments sont intercohérents :

1. L'article que j'ai consacré la veille à La Dame blanche de Christian Bobin.
2. Les quatrains que j'ai choisis par ailleurs et auxquels je renvoie.
3. La chambre d'écho de mon amie Florence sur remue.net, à laquelle il est aussi fait renvoi.

A cette "galaxie" s'ajoute la rencontre de deux subjectivités (Emily Dickinson et la lectrice que je suis) que l'on pourrait appeler le "climax" du jour, qui n'est pas nécessairement celui du lendemain. La fulgurance poétique ne naît-elle pas de cette rencontre et des résonances intimes qu'elle présuppose et qui la fécondent ? Un « baiser volé dans un brasier de roses » peut-il être représentatif ?

Qu'ajouter d'autre sinon les mots de Claire Malroux (la traductrice de Dickinson) croisés avec ceux d'Emily :
" Enveloppé de silence, vérité contradictoire entrevue à travers les brumes de l'individualité, le quatrain est ce cristal irisé, cette "goutte impériale" qui permet de vivre dans l'espoir de l'immortalité :
"La perspective, par-delà la Tombe
De voir sa Contenance
Me soutient comme des Gouttes impériales
Administrées au Quotidien."

Amicizia da Corsica

PS 1. Pourquoi ne pas nous proposer quelques vers que vous jugez "représentatifs" ?
PS 2 Avez-vous lu "Ma Dickinson" de Liliane Giraudon sur Inventaire/Invention ?


ahh,
Bien vu ! Ma subjectivité est prise en défaut et il va de soi que mon opinion sur votre choix de quatrains n'est que cela, une opinion. Nullement un jugement, et je serais fort marrie si vous le preniez ainsi!
Les quatrains d'Emily me font penser aux Haïkus, ce qui se rapproche un peu de la citation de sa traductrice :
"Enveloppé de silence, vérité contradictoire entrevue à travers les brumes de l'individualité, le quatrain est ce cristal irisé, cette "goutte impériale" qui permet de vivre dans l'espoir de l'immortalité"

Je veux bien aller piocher dans les œuvres d'E.D. un texte qui illustrerait plus précisément ce qui me touche particulièrement. Il me faut pour cela un peu de temps.
En revanche, pour la traduction...

Je n'ai pas lu Ma Dickinson. Je suis assez peu l'actualité littéraire je l'avoue, à mon grand regret d'ailleurs.
En revanche, permettez-moi de vous proposer Les Yeux dans les arbres, de Barbara Kingsolver, où il est rendu, à travers l'un des personnages, un très bel hommage à l'acide Emily.

hum... et bravo pour ce "baiser volé" qui me revient....

Très jolie mélodie ! Qui chante ? Ou se procurer CD ? Je découvre et trouve chez votre site Emily Dickinson
Merci

Existe-t-il un film sur la vie d'Emily ? Un réalisateur ne pourrait-il se saisir du projet ? Cela serait merveilleux !
Quelles sont les références de votre bande son ?
Merci

@ Marie il s'agit de "De cara a la pared" de Lhasa de Sela. Je vous renvoie à la video sur YouTube et à l'article de Wikipedia.

Bien cordialement


there is a new soundtrack here with a trumpet - please inform what it is? It is too beautiful. Thank you!


Paolo Fresu & Uri Caine - Si dolce è il tormento => http://youtu.be/m8KlnlXXmvI

Amicizia

AP

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