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12 décembre 2007

Commentaires


Tu sais comme j'aime le faire : juxtaposer les écritures, comme le font les musiciens qui aiment se rencontrer avec leurs propres partitions de musique et ce qu'ils ont en mémoire, toujours pour le plaisir de partager. Ici Jacques Imbert, dans son magnifique journal, édité chez Jacques Brémond : Les Jours et les Autres, 1995, p. 115.

___ Bon Voyage et Bonnes Fêtes à tous deux ! __


19 septembre 1994

     Tout se brouille déjà. L'égal sommeil des révérends, un mouton perdu, les moines inaudibles, le guet-apens des routes.
     Le lac n'est plus lagune, les berges s'alourdissent, derrière tes yeux l'ombre commande.

     Alors il faut aller, armée de plus d'amour, tailler le vide des rencontres, recueillir la larme bouffonne au profond de la nuit. Balayer les dalles aux secrets déhanchés,saluer les mariés hilares.
     Retrouver l'oiseau rouge immobile à tes côtés, et qui se faisait une fête de la gravité de ton regard.

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