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20 octobre 2007

Les incertitudes du cipM
(centre international de poésie Marseille)




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Terres de femmes est totalement solidaire de la pétition ci-dessous :


Pétition

LES INCERTITUDES DU cipM



    Ce jeudi 25 octobre, 11h30, à l’Opéra de Marseille va être présenté le projet de candidature de Marseille Provence, capitale européenne de la culture en 2013.

    À l’heure où cette présentation va avoir lieu, et après les incertitudes qui ont pesé ou qui pèsent encore sur le comptoir Toussaint/Victorine et sur le théâtre de la Minoterie, des incertitudes pèsent aussi depuis quelque temps sur le cipM (centre international de poésie Marseille).

    La convention d’occupation triennale entre le cipM – créé en 1990 à la demande de la Ville de Marseille – et cette dernière arrive légalement à terme le 6 mai 2008. La DGAC (Direction Générale des Affaires Culturelles) ne souhaite pas renouveler cette convention, aux prétextes de sécurité et de circulations différenciées pour des publics non muséaux.

    Cette situation n’est pas nouvelle puisqu’elle dure depuis plus de trois ans, mais finit par nous lasser et par nous empêcher de travailler sereinement.

    Pour mémoire, la même demande, quitter la Vieille Charité, nous avait été faite il y a quelques années, nous avons alors prospecté plusieurs locaux, et proposé à la DGAC d’occuper sur la Canebière l’ancienne librairie Flammarion. Après visite et chiffrage, la DGAC nous demande de trouver avec ses autres partenaires environ 50 % du financement de l’ensemble des travaux d’aménagements. Le cipM les trouve, la DGAC nous fait alors part de notre incompréhension, nous signifiant que les 50 % s’appliquent à l’ensemble de l’opération ! Nous ne nous décourageons pas et quelques mois plus tard (assez fiers, il faut le dire), nous annonçons que nous avons trouvé auprès de nos autres partenaires (État, Région, Département) 950 000 euro. C’est alors que se fait un assourdissant silence : nous n’aurons jamais de réponse écrite à propos de ce projet de la part de la DGAC.

    À l’heure de la candidature de Marseille Provence, capitale européenne de la culture en 2013, hors l’injonction de la DGAC de nous faire quitter la Vieille Charité, nous ne savons pas quelles seraient les conditions, notamment financières, d’un relogement. Conditions que nous avons pourtant demandées à plusieurs reprises.

    À l’heure de la candidature de Marseille Provence, capitale européenne de la culture en 2013, hors l’injonction de la DGAC de nous faire quitter la Vieille Charité aux prétextes de sécurité et de circulations différenciées pour des publics non muséaux (mais comment donc différencier un public muséal d’un public non muséal ? Ne vont-ils pas, publics confondus, visiter un bâtiment, regarder une exposition, travailler dans une bibliothèque ou un centre de documentation, se restaurer dans un café, acheter des livres dans une librairie ?), nous ne savons pas quelles seraient les conditions de sécurité à respecter afin de pouvoir rester à moindres frais pour la Ville de Marseille sur ce lieu.

    À l’heure de la candidature de Marseille Provence, capitale européenne de la culture en 2013, nous nous demandons tout simplement si la DGAC a le désir de soutenir le cipM, de lui laisser la possibilité de continuer son travail entamé il y a bientôt dix-huit ans.

    Travail, action, ténacité, rayonnement que nous avons su donner à ce lieu, cohérence et originalité de notre démarche, mais aussi compréhension, écoute et soutien de nos partenaires, des poètes et écrivains, qui nous ont valu une reconnaissance nationale et internationale.

    À l’heure de la candidature de Marseille Provence, capitale européenne de la culture en 2013, nous ne voudrions pas commencer une nouvelle année en ne sachant pas dans quel lieu nous pourrons assurer notre programmation, dans quel lieu se trouveront les quelques 40 000 documents de notre bibliothèque unique en France, dans quel lieu nous pourrons accueillir nos résidents, dans quel lieu nous pourrons montrer nos expositions, dans quel lieu nous pourrons organiser nos lectures et performances, dans quel lieu nous pourrons tout simplement continuer à faire rayonner la poésie.

    Pour nous exprimer votre soutien, veuillez imprimer, signer et nous renvoyer cette pétition à l'adresse du cipM ci-dessous, ou en ligne en suivant ce lien : les incertitudes du cipM



centre international de poésie Marseille, n° 2, rue de la Charité, 13002 Marseille.


JE SOUTIENS LE CIPM

Nom :

Prénom :

Adresse :

Profession :

Signature :


centre international de poésie Marseille

Centre de la Vieille Charité
2, rue de la Charité
13236 Marseille Cedex 02
tel : 04 91 91 26 45 - fax : 04 91 90 99 51
www.cipmarseille.com -
cipm@cipmarseille.com



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Commentaires

cipM

Lettre d'information 150, du 27 novembre 2007


OÙ EN SOMMES-NOUS ?


À ce jour, nous n’avons toujours pas de solution concernant la fin de notre convention d’occupation des locaux de la Vieille Charité, le 6 mai 2008.

Après que la ville de Marseille nous a signifié que notre convention triennale d’occupation ne sera pas renouvelée et qu’elle n’avait pas de locaux pour nous reloger, nous avons diffusé deux tracts :

• Les incertitudes du cipM, distribué notamment le 24 octobre, à la conférence de presse de lancement des expositions « artistes associés », lors de laquelle nous avons appris (réponse que nous attendions depuis 2005…) de la bouche de Serge Botey, adjoint à la culture, que si l’acquisition des locaux de l’ancienne librairie Flammarion sur la Canebière n’avait pu être réalisée, c’était que « la ville n’avait pas les moyens » ;

• le second, Actuellement dans un ensemble architectural de prestige, nous recherchons…, distribué le 25 octobre, pour la présentation à l’Opéra de Marseille du projet de candidature de Marseille Provence au titre de capitale européenne de la culture en 2013, lors de laquelle le Maire de Marseille a annoncé : « vous n’avez rien à craindre, tout s’arrangera ».


La pétition lancée à ce moment-là a recueilli à ce jour plus de 2000 signatures ;

De nombreux sites internet et blogs se sont faits l’écho de notre problème : notamment Rezo.net, Pourinfos, Nettime, Centre National du Livre, La maison des écrivains, Alain Giffard, Guy Darol, Cynthia 3000, Mille babords, Libr-critique, Slowforward, Actu :: r-diffusion : réseau de diffusion de création contemporaine, Chloedelaume.net, Zazieweb, Remue.net, Ecrans.fr (libération), Jean Marc Adolphe dans Mouvement, Terres de Femmes, Poezibao, La Revue des Ressources, PaperBlog, La poésie contemporaine, Mémoire de la librairie contemporaine, Ressacs, Un nécessaire malentendu, Pêle-Mêle, Liminaire : Le bloc-notes de Pierre Ménard, Ce métier de dormir : Le blog de Marc Pautrel, International Exchange for Poetic Invention, Décharge, sitaudis, Le Monde, lekti-ecriture, Loup voyou, FLUX, Chloé Delaume, Tom Raworth, Lekti-ecriture, International Exchange for Poetic Invention, Flux (US), Répertoire de poésie, Marco Giovenale Slow forward, François Luong Voices in utter dark ;

Des articles ont été publiés tant dans la presse locale (L’Hebdo, Ventilo, La Provence, La Marseillaise) que dans la presse nationale (Le Monde, Libération), les radios ont diffusé des entretiens (Radio Dialogue, Radio Grenouille), et France 3 a largement fait état de nos problèmes lors du direct effectué à midi le 25 octobre à l’Opéra.

L’ensemble de ces articles et la liste des signataires peuvent être consultés à cette adresse de notre site : http://www.cipmarseille.com/publication_fiche.php?id=bf53f00bb5e281b2b5e19bf713c072b7

La seule réaction de l’adjoint à la culture, dans La Provence, a été de nous faire savoir que « le cipM ne partira pas tant que nous n’aurons pas trouvé de solution » et qu’« il faut faire preuve de courage intellectuel ». Nous avouons notre surprise à la lecture de cette dernière déclaration…

Nous allons donc demander dans les prochains jours aux élus et responsables de la culture de la Ville de Marseille un rendez-vous où nous espérons que ces différentes annonces seront concrétisées.

Nous demanderons explicitement :

1) que soit d’ores et déjà signée la nouvelle convention d’occupation à la Vieille Charité ;

2) parallèlement, que nous soient proposés par la ville de nouveaux locaux, correspondant à notre spécificité à notre développement et à nos attentes (concernant l’accès du public, la situation géographique, la surface…) ; à défaut qu’un cadre – notamment financier – nous soit fixé, concernant une recherche d’un local dans le privé ;

3) enfin – à l’heure de la candidature de Marseille Provence au titre de capitale européenne de la culture et alors que Serge Botey annonce un quasi-triplement depuis 1995 du budget consacré à la culture – nous demanderons non pas un triplement de notre budget mais, bien plus modestement, un retour au montant de subvention que nous avions en 1996, montant diminué en 1997 de 35 000 euro, et que nous n’avons plus jamais récupéré depuis.




J'ai signé, Angèle, moi aussi...
A bientot, j'espère...


=> 1. Merci, Viviane.
2. Tu l'as deviné. J'ai beaucoup pensé à toi en mettant en ligne le rondo de Lucia.

=> Brigetoun. Oui, Florence (Poezibao) et moi avons été prévenues en même temps par Xavier Leton, du cipM. Nous en avions toutes deux parlé au téléphone.

l'ai fait après avoir vu ça sur Poezibao

c'est fait, merci d'avoir relayé l'info.

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