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24 septembre 2007

Commentaires

Preparativi dell’inverno

Sì, veramente tutto può accendersi di nuovo
come sulla magra pianura vedi torme
d’uccelli sfiorare di sbieco il crepitio
delle stoppie annerite che il loro soffio avviva
e in quel breve scarto esaurirsi la vista:
non è nel vento che ricomincia senza fine,
nell’ipnotico ritorno delle onde la vita!
Esita sull’orlo d’un gesto, col timore
Dei piccoli animali ombrosi che i fuochi
Lasciati per terra attirano, schiude le acque
Del nord, respira… Così di sorpresa
Eccola l’attesa sodaglia, l’esultanza dei passaggi,
l’inverso del tempo che rassicura. Attraversare
l’orizzonte basso, voltare le spalle
alle case, sentire la pazienza del freddo
fertile! Non ci sarà più bisogno di carezze.
Si dovrà tradire ogni luogo, ogni nascita.

Jean-Charles Vegliante, Nel lutto della luce [Dans le deuil de la lumière], Poesie 1982-1997, traduzione di Giovanni Raboni, Torino, Einaudi, maggio 2004.

Grazie mille, carissimo Alfred, pour cette attention (qui présuppose une lecture attentive et intelligente de Terres de femmes). Vous êtes "bluffant" (comme on dit couramment en France) !!! Je vous fais un lien sur une radio-conférence de Jean-Charles Vegliante sur le traduire comme pratique-théorie (une problématique à laquelle vous vous confrontez régulièrement).

PS Saviez-vous que Giovanni Raboni était le traducteur, chez Mondadori, de l'intégralité de A la recherche du temps perdu ? Je l'ai constaté ce matin en consultant mes exemplaires italiens de La Recherche.

@ prestu, amico


Merci, Alfred, que je ne connais pas. Merci aussi à Angèle Paoli, bien entendu. Merci à vous "au moins un lecteur"-s, c'est si rare, pour moi ; mais aussi pour avoir donné toutes ces indications sur l'ami disparu (remarquable, le site auquel vous renvoyez pour sa voix... on y entend aussi l'aboiement d'une bête - d'un dieu peut-être, légèrement en avance pour accueillir Giovanni - et des enfants).
J'ajoute que plusieurs de ces textes se trouvent traduits en français, dans Le Nouveau Recueil n° 75 (juin-août 2005) et Le Bateau Fantôme n° 6 (2007).
En amitié poétique,
Jean-Charles Vegliante


“Già ci tormenta il lutto della luce” [1]. … Perché ogni poesia è un atto di resistenza contro l’oscurità.

[1] Jean-Charles Vegliante

Grazie a voi

alfred

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