Margherita Guidacci/À l'hypothétique lecteur
ALL’IPOTETICO LETTORE
« Ho messo la mia anima fra le tue mani.
Curvale a nido. Essa non vuole altro
che riposare in te.
Ma schiudile se un giorno
la sentirai fuggire. Fa' che siano
allora come foglie e come vento,
assecondando il suo volo.
E sappi che l'affetto nell'addio
non è minore che nell'incontro. Rimane
uguale e sarà eterno. Ma diverse
sono talvolta le vie da percorrere
in obbedienza al destino. »
Margherita Guidacci, Anelli del tempo, Edizioni Città di Vita, 1993.
À L’HYPOTHÉTIQUE LECTEUR
« J’ai remis mon âme entre tes mains.
Fais-en un nid : elle ne désire rien
que de reposer en toi.
Mais ouvre-les si un jour
tu sentais qu’elle t’échappe. Fais alors qu’elles soient
comme les feuilles et comme le vent,
et qu’elles portent son vol.
Et sache que le sentiment de l’adieu
n’est pas moindre que celui de la rencontre. Il reste
identique et sera éternel. Mais divers parfois
pour satisfaire le destin
les chemins. »
Margherita Guidacci, Les Anneaux du temps, in Po&sie, numéro 109, Trente ans de poésie italienne, I, Belin, 2004, p. 138.
| Voir aussi : - (sur Terres de femmes) 19 juin 1992/Mort de Margherita Guidacci. |
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Chère Angèle
Je vois dans ce poème comme un symbole de notre rencontre si intense du 19 juin, de notre conversation concernant cette part inévitable de nos vies qui sont aussi des chemins : " le vie in obbedienza al destino".
Nicole
Rédigé par: Nicole Lamy | 25 juin 2007 at 17:34
Emouvant...
Rédigé par: Pascale | 22 juin 2007 at 09:12