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13 juin 2007

Commentaires


Ou la valeur de la critique.
Même si ici on serait tenté de ne parler que de lecture tant ce papier est en soi "un texte".
Comment résister à l'envie de mettre son nez, ses yeux plutôt, dans la poésie d'Ariane Dreyfus ?
Référence relevée, ma chère Angèle, merci.

Complimenti Angela. Un invito alla lettura da raccogliere... al più presto... vado alla ricerca, intanto, degli altri due poemi in rete.

a.
***

... et ces caresses du visage - le visage surtout - ajustement de mains qui signent la présence fascinée à l'autre.
Effleurements progressifs des corps, puis étreintes savoureuses. Partage et échanges de mots aussi, la poésie étant au centre.
« Sans doute tu vas t'arrêter d'écrire pour m'ouvrir.
Tu vas cesser de mâcher dans l'obscurité ».

« Je nomme toujours l'ami »/« Nommer c'est entièrement ».

« Un homme gorgé de passé, je le caresse avec amour, une
fleur revient à l'extrémité.

Un poème pour empêcher qu'elle se ferme. »
Le désarroi et la tristesse se mesurent à l'aune de la baguette de pain. Et des miettes caressées « qui écorchent la nappe/Aujourd'hui ». Mais elle s'inscrit aussi dans l'instant polysémique de l'étreinte - « Me passe la main sur le visage » - et de la fusion. Des corps et de l'âme.
« En pleine vie l'attirante tendresse.
L'âme se fend, l'âme c'est mieux. »
Et « Si mourir était cette douceur de tomber pour aller embrasser » ?


« Si mourir était cette douceur de tomber pour aller embrasser » => "Si ch'io vorrei morire" (Monteverdi).

Splendida questa tua lettura Angèle, una voce poetica eroticissima, da assaporare e seguire, ti ringrazio per avermela fatta scoprire!

E che piacere poter ascoltare uno dei miei madrigali preferiti, grazie Yves!

un abbraccio a voi

rita

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