UN ÉTRANGER ME REGARDE
« Un étranger me regarde,
un étranger me parle,
je souris à un étranger,
je parle à un étranger,
un étranger m'écoute.
Devant
ses peines
propres et blanches,
je pleure,
sur la solitude qui unit
les étrangers. »
Maram al-Masri, Karaza Hamra Ala Baalaten Obbiad (Cerise rouge sur un carrelage blanc), Éditions de L'Or du temps, Tunis, 1997.*
* Traduction en français de François-Michel Durazzo avec la collaboration de l’auteure. Réédité en collection de poche : éditions Phi, Collection Graphiti, Luxembourg, en coédition avec Les Écrits des Forges, Québec, 2003 (rééd. 2004).
UN FURESTERU MI FEGHJA
« Un furesteru mi feghja,
un furesteru mi parla,
ridu à un furesteru,
parlu à un furesteru,
un furesteru mi stà à sente,
davanti à
e so pene linde è bianche
pianghju,
nantu à a sultitudine chì lega
i furesteri. »
Maram al-Masri, Chjarasgia rossa è pavimentu biancu, Albiana, E Cunchíglíe, 2003, p. 8. Traduction en corse de Ghjacumu Thiers.
| MARAM al-MASRI ![]() Source Voir aussi : - (sur Babelmed) Un amour de Maram Masri ; - (sur Interromania, Centru culturale Università di Corsica) plusieurs pages sur Maram al-Masri (+ vidéo). |
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