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17 avril 2007

Commentaires

même si l'on aspire ardemment la mer/les vents/les tempêtes
ces "bateaux"/vies "reposent"/renoncent...
et ces tristes voiles blanches - pas gonflées de vent/liberté -
deviennent "compagnes de personne"...

merci Angèle de nous faire découvrir des artistes peu connus et
...de nous les faire apprécier.
bisous.
Franca

Grazie a te Franca, j'aime explorer des territoires inédits, lointains et souvent même inaccessibles qui me poussent à déplacer mes frontières, à me décaler un peu au coeur de mes tropismes. Qui restent toujours mes tropismes mais je peux les considérer sous un autre angle d'approche.
Baci, amica.

Bonjour,

Bon choix que de citer Tomas Tranströmer que j'ai découvert par hasard dans les rayons de la librairie de mon quartier. Je me tourne régulièrement vers ses textes paisibles, méditatifs et faisant parfois un pas de côté pour esquisser une excursion surréaliste.

Jean-François de Nancy en Lorraine.

Merci, je cherchais, au hasard, des textes de Tomas Tranströmer, dont me parle aujourd'hui Christian Bobin dans Autoportrait au radiateur. "De la montagne" et l'image de cette pièce sont bien dans l'esprit de Bobin. "J'ai vu un jour les volontés du monde s'en aller." Comme c'est juste : nous en sommes là...

envie de s'envoler quelque part.


Bonjour Angèle,

Une recherche sur les textes de Tomas Tranströmer m'a fait retrouver ton site, et donc un peu toi-même. Je te salue donc, je salue ton travail pour Terres de femmes, et j'espère que tout va bien pour toi depuis notre dernière rencontre à Paris pour Poésie en Compagnie.

Très amicalement,
dany moreuil



Chere Angele, je suis de Russie, la langue francaise m'interesse beaucoup -- et je cherche maintenant la traduction d'un poeme de Transtromer en francais. "Les arques romaines" - je crois, ce poeme s'appelle comme ca. En russe il sonne d'une maniere fantastique. Vous ne pourriez pas m'aider à le trouver? Excusez s.v.p. mes fautes. Serge



Bonjour Serge,
Le poème que vous recherchez s’intitule en français « Voutes romanes ». Le voici, ci-dessous.
Bien amicalement,
Angèle



VOÛTES ROMANES

Au milieu de l’immense église romane, les touristes se
    pressaient dans la pénombre.
Une voûte s’ouvrait sur une voûte, et aucune vue
    d’ensemble.
La flamme de quelques cierges tremblotait çà et là.
Un ange sans visage m’enlaça
et me murmura par tout le corps :
« N’aie pas honte d’être homme, sois-en fier !
Car en toi, une voûte s’ouvre sous une voûte, jusqu’à
    l’infini.
Jamais tu ne seras parfait, et c’est très bien ainsi. »
Aveuglé par mes larmes,
je fus poussé sur la piazza qui bouillait de lumière
en même temps que Mr et Mrs Jones, Monsieur Tanaka
     et la Signora Sabatini
et en eux, une voûte s’ouvrait sur une voûte, jusqu’à
    l’infini.


Tomas Tranströmer, Pour les vivants et les morts, 1989, in Baltiques, Œuvres complètes 1954-2004,
Poésie / Gallimard, 2004, page 288.




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