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17 avril 2007

Commentaires


J'ai lu La Ferme africaine en 1978... Karen Blixen n'était pas connue; c'est après le film que les livres à son sujet (biographies) et sa correspondance, et ses écrits et autres contes... ont été publiés. Karen est devenue un peu people... Je préfère la lecture d'auteurs discrets; je crains toujours le tapage médiatique que suscite souvent la réalisation cinématographique d'une oeuvre littéraire... en même temps, il est bon de révéler la beauté des mots par les belles images... pour moi, c'est l'osmose complète, j'aime aussi le 7e art (j'ai trouvé Le Voyage en douce et je me régale d'avance à l'idée que je vais le revoir... merci)


En vous lisant, caroline_8, et vos remarques à propos du côté un brin "people" de Blixen (du moins à une certaine époque, Blixen ne faisant plus les têtes de gondoles), j'avais envie de paraphraser a contrario Marguerite Duras et de vous dire : "L'écriture traverse tout, même les portes... ouvertes".

...un brin people... En 2005, Gallimard a édité une nouvelle traduction de La Ferme africaine et, en 2006, un recueil intitulé Afrique regroupant ses textes parlant d'Afrique... donc, de nouveau, Karen est apparue sur les tables des libraires. Lorsque vous parlez de Karen Blixen à des jeunes femmes de 30 ans, elles associent très souvent Karen à Meryl Streep, elles vous disent aimer Karen, sans l'avoir lu. Voir les commentaires sur mon billet dans fenêtres sur la cour.


Oui, j'ai compris. Ce serait un peu prétentieux de ma part de dire que c'est édifiant. Et pourtant... J'ai bien aimé votre référence à E. Maillart, A. Schwarzenbach, I. Eberhardt (très présentes sur TdF, comme vous le savez => Topique Voyage et récits de voyage).

Si Karen Blixen est devenue "people" (pour parler branché), je me demande bien ce qu'il peut en être de certains autres auteurs bien plus publics, bien trop présents à mon goût...

Amitiés


=> Pascale, je ne sais pas à qui vous pensez - j'en vois au moins une qui m'est totalement insupportable -, mais vos propos me font frémir!

=> Caroline
1. Merci de m'avoir donné l'occasion d'aller me promener dans ton safari-photo africain. Et de lire les textes de Blixen accompagnés des commentaires. Tout cela ne me surprend nullement, c'est dans l'ordre des choses. Quant à l'Afrique, elle est exsangue ! La question des safaris ne se posera bientôt plus !

2. Bousculer les idées reçues, les modes, les conventions, proposer des textes de réflexion peu ou mal connus, c'est l'une des clés de notre travail sur Terres de femmes, et l'une de nos exigences. C'est, je l'espère, ce que nous parvenons peut-être à faire.

Karen Blixen... évidemment, La Ferme Africaine certainement OUI assurément
Et... aussi Les Chevaux Fantômes et autres contes, ouvrage dans lequel je me suis perdue et égarée entre rêves et réalités... oserai-je vous le recommander ? J'ose.

Merci à toi Angèle, une fois de plus

lisa

Tu fais bien d'oser, Lisa. Je ne connais pas ces contes! Je vais m'empresser de me les procurer! Tu me donnes envie de les lire. Merci, cara!


Bonsoir,
J'adore Karen Blixen. Cette grande dame m'a fait aimer l'Afrique et la littérature.

Pascal Djemaa, journaliste.

Bjour,
Savez-vous de quel poème ou de quel récit vient cette citation : "A la robe pourpre ! A la folle jeunesse", prononcée par Dinesen quand elle dit adieu à l'Afrique au club réservé aux hommes ?
Merci et salutations
C


=>>Channana :

"A la robe de pourpre ! A la folle jeunesse" n'a pas d'origine précise, hors l'imagination du dialoguiste français. Ce n'est qu'une vague transcription "ronsardisée" d'un "Cheers" poétique : "Rose-lipped maidens, light-footed lads" devenu un toast traditionnel (on dit aussi parfois "fleet-footed lads and rose-lipped maidens"). Voir ICI. Seul un Anglais qui "connaît ses classiques" comprend le clin d'oeil fait en direction du poète érudit Alfred Edward Housman (1859-1936) et du recueil A Shropshire Lad (1896), poème 54 (With rue my heart is laden). "La robe pourpre" est censée évoquer (chez un Français qui a gardé le souvenir de ses classiques) "Mignonne allons voir si la rose" et "Sa robe de pourpre au Soleil" ou "les plis de sa robe pourprée". Une thématique récurrente qui rejoint celle de Françoise Hardy dans "Ma jeunesse fout le camp".
"Whiskey, please. Two whiskeys, please."





J'aime beaucoup Karen Blixen et j'aime aussi beaucoup le film Out of Africa, qui me paraît être une réussite parfaite de "transcription" de la littérature au cinéma (comme cela arrive rarement, mais excellemment parfois - on peut citer la référence absolue d'Autant en emporte le vent). Je trouve la traduction du "Cheers" final - A la robe de pourpre, à la folle jeunesse - tout à fait inspirée (attention à bien écrire "la robe de pourpre", avec la préposition); le motif anglais "to rose-lipped maidens and light-footed lads" est d'ailleurs également un enchantement "typically british". A remarquer que, dans le film, la formule est présente bien avant la fin, dès le safari de Meryl Streep et Robert Redford en reconnaissance dans la brousse, le soir, au repas aux chandelles. "A la folle jeunesse..." dit-elle en levant son verre.



Quelqu'un connaît-il le poème dit par Karen Blixen à l'enterrement de Denys Finch Hatton? D'avance merci.



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